LE SENS DE LA VIE

Posté le 27 juin 2018 par spiritus dans BOUDDHISME, TAOISME, CONFUCIANISME

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Celui qui a pénétré le sens de la vie ne se donne plus de peine pour ce qui ne contribue pas à la vie. Celui qui a pénétré la nature du destin ne cherche plus à scruter cette entité inscrutable.

Pour entretenir le corps, il faut employer des moyens convenables ; sans excès cependant, car tout excès est inutile. Il faut de plus s’efforcer d’entretenir l’esprit vital, sans lequel c’en est fait du corps.

L’être vivant n’a pas pu s’opposer à son vivifiement (lors de sa naissance) ; il ne pourra pas s’opposer davantage à ce que un jour (lors de sa mort) la vie ne se retire de lui.

Le vulgaire s’imagine que pour conserver la vie, il suffit d’entretenir le corps. Il se trompe. Il faut de plus et surtout, prévenir l’usure de l’esprit vital, ce qui est pratiquement impossible parmi les tracas du monde.

Il faut donc, pour conserver et faire durer la vie, quitter le monde et ses tracas.

C’est dans la tranquillité d’une existence réglée, dans la paisible communion avec la nature, qu’on trouve un recrudescence de vitalité, un renouveau de vie. Voilà le fruit de l’intelligence du sens de la vie.

Reprenons : C’est l’abandon des soucis et des affaires qui conserve la vie ; car cet abandon préserve le corps de fatigue et l’esprit vital d’usure. Celui dont le corps et l’esprit vital sont intacts et dispos est uni à la nature.

La nature est père & mère de tous les êtres. Par condensation, l’être fut formé ; par dissipation,  il sera défait, pour redevenir un autre être.

Mais si, au moment de cette dissipation, son corps et son esprit vital sont demeurés intacts, il sera capable de transmigrer. Quintessencié, il deviendra alors coopérateur du ciel (surhomme ou être céleste ou immortel).

Le surhomme pénètre tous les corps (pierre, métal, dit la glose). Il ne craint ni l’altitude ni le feu. Il est établi dans l’infini, effacé dans l’indéfini. Par concentration de sa nature, par alimentation de son esprit vital, par rassemblement de toutes ses puissances, il s’est uni au principe de toutes les genèses.

 

SELON ZHUANG ZI (TCHOANG TZEU)

 

 

 

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