LE VRAI VISAGE DE LA LOI DIVINE

Contrairement à ce que beaucoup pensent, la Loi n’est pas celle que l’on croit. Tel Janus bifront a deux visages, la Loi divine cache son vrai visage.

La Loi divine est divine et non pas humaine. Elle a ses Raisons que la raison ne saurait connaître. L’existence tenue par l’homme n’est qu’une conséquence de la volonté occulte de son créateur. De ce fait, la créature ne détermine pas librement les règles auxquelles elle est soumise. Ainsi, le Gouvernement de Dieu trône inexorablement sur l’Oeuvre, par nature, tellement parfait, légitime, infaillible et équitable que ses vertus signifient Dieu lui-même.

La Création s’est manifestée suivant une volonté divine exprimée. Il en est résulté une Loi de Création qui préside à l’incarnation et à la désincarnation, faisant de l’homme une créature assujettie, conditionnelle, relative et limitée. Par conséquent, une perfection progressive nous est impartie s’inscrivant dans un Ordre Supérieur duquel on ne peut se soustraire sous peine de se détruire. Il s’en suit donc que la Vraie Justice n’est pas horizontale mais verticale.

Or, paradoxe du paradoxe, l’expression de cette Loi est plutôt singulière, particulièrement bizarre, voire extravagante, car la vie se nourrit de la mort et le négatif par justification triomphe d’abord. De ce fait, la vie des hommes est toujours grave, cruelle, tragique, pathétique mais sublime.

Pourtant, la vie est belle, mais le destin s’en écarte. La vie nous le rappelant tellement tous les jours, il semblerait tout autant, à l’écume des vies ordinaires, que la souffrance est bien au rendez-vous de la Providence.

Pour grandir, l’homme est saisi par les ressorts secrets de la Providence, où les épreuves se succèdent comme un feu salvateur, comme le creuset incontournable et nécessaire pour faire oeuvre de rédemption et de rachat. Parce que le cours des évènements subit les conséquences de nos actes, l’homme est crucifié par son propre destin dont il demeure l’auteur souverain. Parce que nos actes nous suivent, la liberté accordée reste une capacité limitée par la Loi, une liberté qui reste encore à conquérir. Par cause intrinsèque, l’homme tient de Dieu le fait d’être, et par cause intrinsèque, il est pleinement responsable de ce qu’il est.

Ainsi, la vie se charge de nous purifier et de nous faire mûrir par son cortège d’épreuves. L’axe de conscience est une machinerie incontournable avec ses jeux, ses contorsions, ses ondulations, sa danse du voile où l’épreuve est le moteur métaphysique du processus d’évolution. Le destin apparaît alors comme un outil autorégulateur de nos fautes où les épreuves de la vie, exprimées par des oppositions, sont en fait des situations qui menacent l’existence parce qu’elles nous confrontent au problème du choix et donc de la liberté. En réalité, le déterminisme est au service de la Loi revêtu du destin pour produire un désencombrement du fond par différents ajustements. C’est dans sa fonction obsessionnelle un jeu de rôle d’essence dramatique où drame et déterminisme ont la même saveur, celle du sang et des larmes. L’homme qui évolue paie ici de sa personne, la souffrance est son expiation, un régime exigé et incontournable afin qu’il enfante sa conscience et s’élève par la croix qu représente l’expérience. C’est donc dans sa chair, par les forges appliquées, qu’il gravit l’échelle du salut.

Révélant son vrai visage, la Loi n’est pas qu’angélique, la Loi est double comme Janus. Partout anges et démons exercent leur duel et leur empire pour nous ciseler crescendo jusqu’à la réintégration dans l’Unité Créatrice. En fait le déterminisme est en proie aux démons, son action est d’importuner sans relâche, d’accaparer notre conscience pour mieux nous perdre, travaillant inlassablement les créatures sur l’enclume des épreuves dans leur part de fatum quotidien, et cela, jusqu’à l’allégeance finale.

Parce que la genèse est une retombée créatrice que Dieu abandonne au hasard de la liberté, la Matière est le fruit d’une inversion créatrice. De ce fait, l’homme devait connaître l’état lucifuge des ténèbres pour retrouver la lumière et s’affranchir de son ancrage.

La Loi n’est donc pas le résultat d’une morale du moment, différente ici et là, ni béatement le fruit d’une petite religion confortable et rassurante. A l’image de la Loi de Création dont tout procède, la Loi demeure un principe essentiel, unique et constant, s’imposant comme archétype du vivant, AOR AGNI, dans la Lumière de l’Agneau.

La Proposition est un beau jeu, noble et dangereux, où le destin est de se révéler individuellement au moyen de l’incarnation, de maîtriser la dualité en tout parce que des Noces surgissent la lumière et la conscience, en fait, de se rédempter soi-même.

Parce qu’il y avait enjeu sous la forme, les périls rencontrés justifient le principe de sélection par la loi de dualité qui conduit les uns à la victoire, à une personnification entre Dieu et Enfer, les autres, à la dissolution. Le destin de l’homme n’est pas une souffrance absurde, c’est un combat.

Au nom de la Loi tout est permis pour celui qui nous fait danser. Son vouloir n’est pas une mièvrerie mais bien une terrible croix, qu’il faut assumer et qui contraint pour nous faire participer à l’Extase.

« Le scandale de la croix est la clef du mystère de la souffrance

dont le défi est inséparable de l’histoire de l’homme » (Jean-Paul II)

Korrigan

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