TAO TÖ KING : LE LIVRE DE LA VOIE ET DE LA VERTU (Partie 1)

TAO TÖ KING : LE LIVRE DE LA VOIE ET DE LA VERTU (Partie 1) dans BOUDDHISME, TAOISME, CONFUCIANISME Tao_Te_King_562

UN

La voie que l’on peut définir n’est pas le Tao, la Voie éternelle.
Le nom que l’on peut prononcer n’est pas le Nom éternel.
Ce qui ne porte pas de nom, le non-être, est l’origine du ciel et de la terre.
Ce qui porte un nom est la mère de tout ce que nous percevons, choses et êtres.
Ainsi à celui qui est sans passion se révèle l’inconnaissable, le
mystère sans nom.
Celui qui est habité par le feu de la passion a une vision bornée.
Désir et non désir, ces deux états procèdent d’une même origine.
Seuls leurs noms diffèrent. Ils sont l’Obscurité et le Mystère.
Mais en vérité c’est au plus profond de cette obscurité que se trouve la porte.
La porte de l’absolu du merveilleux. Le Tao.

DEUX

Le monde discerne la beauté, et, par là le laid se révèle.
Le monde reconnaît le bien et, par là le mal se révèle.
Car l’être et le non-être s’engendrent sans fin.
Le difficile et le facile s’accomplissent l’un par l’autre.
Le long et le court se complètent.
Le haut et le bas reposent l’un sur l’autre.
Le son et le silence créent l’harmonie.
L’avant et l’après se suivent.
Le tout et le rien ont le même visage.
C’est pourquoi le Sage s’abstient de toute action.
Impassible, il enseigne par son silence.
Les hommes, autour de lui, agissent.
Il ne leur refuse pas son aide.
Il crée sans s’approprier et oeuvre sans rien attendre.
Il ne s’attache pas à ses oeuvres.
Et, par là, il les rend éternelles.

TROIS

Il ne faut pas exalter les hommes de mérite afin de ne pas éveiller de
ressentiments.
Il ne faut ni priser les biens rares, car ce serait inciter au vol, ni
exhiber les choses enviables,
pour ne pas troubler les cœurs.
Aussi, le Sage, dans son gouvernement, fait le vide dans le cœur de ses sujets.
Il détruit en eux désir et passion qui peuvent les troubler, mais veille
à bien les nourrir.
Il doit affaiblir leur volonté tout en fortifiant leur corps.
Il doit obtenir que le peuple soit ignorant mais satisfait et que la
classe cultivée n’ose agir.
S’il pratique le non-agir, l’harmonie est préservée.
L’ordre est maintenu.
L’empire gardé. (1)

QUATRE

Le Tao est le vide, mais le vide est inépuisable.
C’est un abîme vertigineux.
Insondable.
De lui sont sortis tous ceux qui vivent.
Éternellement, il émousse ce qui est aigu, dénoue le fil des existences,
fait jaillir la lumière.
Du rien, crée toute chose.
Sa pureté est indicible.
Il n’a pas de commencement.
Il est.
Nul ne l’a engendré.
Il était déjà là quand naquit le maître du ciel.

CINQ

Le ciel et la terre sont indifférents aux passions humaines.
Pour eux, les vivants ne sont que chiens de paille. Éphémères.
Le Sage n’a pas d’affection.
Pour lui aussi, les hommes ne sont que chiens de paille.
Entre le ciel et la terre, l’espace est comme un soufflet de forge.
Il est vide mais pas épuisé.
Soit qu’il s’enfle, soit qu’il s’abaisse, il est toujours prêt à servir,
toujours inépuisable.
L’homme qui veut saisir l’espace n’étreint que le vide.
Mieux vaut se fondre dans ce vide, dans ce vide immense, dans ce vide merveilleux.
C’est le vide sublime, c’est le Tao.

SIX

L’esprit de l’Obscurité est immémorial, éternel.
C’est le principe féminin des origines.
Les racines du ciel et de la terre s’élancent de sa porte mystérieuse.
Toujours renouvelé, il se répand dans l’univers.
Indéfiniment.
Il ne s’épuise jamais.

SEPT

Le ciel et la terre sont éternels.
Ils n’ont pas de vie propre.
Voilà pourquoi ils sont éternels.
Ainsi, la première place revient au Sage qui a su s’effacer.
En oubliant sa personne, il s’impose au monde.
Sans désirs pour lui-même, ce qu’il entreprend est parfait.
Il s’était assis à la dernière place.
C’est pour cela qu’il se retrouve à la première.

HUIT

La grande perfection est comme l’eau.
Comme elle, elle dispense ses bienfaits aux dix mille êtres et ignore les luttes.
Comme elle, elle se détourne des obstacles et les évite, descend vers la
vallée et demeure là
où les hommes ne peuvent pas habiter.
C’est pourquoi elle est proche du Tao.
Dans tout et pour tout, la perfection commande l’humilité.
Elle demande au cœur d’être profond comme un puits.
Dans les rapports avec les autres elle réclame des trésors de patience.
De la parole, elle attend la vérité.
Quand il faut gouverner, elle impose la loyauté et l’ordre.
Quand il faut agir elle exige la compétence.
Elle s’exerce au moment opportun et ne lutte jamais.
Ainsi, elle ne peut s’égarer.

NEUF

Peut-on conserver plein ce qui veut déborder ?
Le tranchant aiguisé ne peut que s’émousser, et aucune salle ne peut être gardée
si elle contient or et joyaux.
Avoir de l’orgueil pour sa puissance et sa richesse attire l’infortune.
Si tu fais de grandes oeuvres, termine-les puis efface-toi.
Telle est la loi du ciel.

DIX

Accorder le corps et l’âme afin qu’ils voguent à l’unisson et ne se séparent pas.
Concentrer sa force vitale et la rendre docile comme celle du
nouveau-né.
Au-delà du réel, scruter le miroir poli par le regard de l’âme et se
laisser aspirer
par la lumineuse obscurité.
Ménager le peuple sans intervenir.
Rester serein, comme la femme, lorsque s’ouvrent et se referment les
portes de l’existence.
Garder son ignorance et voir les choses dans leur lumière.
Donner la vie et la protéger.
Produire sans s’approprier.
Agir sans rien attendre.
Diriger sans dominer.
Tel est le chemin de la mystérieuse perfection.

ONZE

Les rayons de la roue convergent au moyeu.
Ils convergent vers le vide.
Et c’est grâce à lui que le char avance.
Un vase est fait d’argile mais c’est son vide qui le rend propre à sa tâche.
Une demeure est faite de murs percés de portes et de fenêtres, mais
c’est leur vide
qui la rend habitable.
Ainsi, l’homme construit des objets, mais c’est le vide qui leur donne sens.
C’est ce qui manque qui donne la raison d’être.

DOUZE

Les cinq couleurs aveuglent l’homme.
Les cinq notes assourdissent ses oreilles.
Les cinq saveurs rendent sa bouche insensible.
Les courses et la chasse égarent son esprit.
Les richesses l’empêchent de progresser.
Ainsi le Sage tourne son regard en lui-même et, loin du tumulte et des passions,
exerce librement son choix.

TREIZE

Supporte la disgrâce d’un coeur égal.
Accepte l’adversité comme inséparable de la condition humaine.
Que faut-il comprendre par Supporte la disgrâce d’un cour égal ?
La disgrâce n’est pas pire que la faveur.
Toutes deux engendrent la crainte.
Ne soit donc affecté ni par la perte ni par le gain.
Que faut-il comprendre par L’adversité est inséparable de la condition humaine ?
L’homme a un corps, c’est pourquoi le malheur a prise sur lui.
S’il n’en possédait point, quel événement pourrait le frapper ?
C’est pourquoi, à celui qui se soucie des autres autant que de lui-même
on peut confier le monde.
Seul celui qui aime les autres autant que lui-même est digne de les
gouverner.

QUATORZE

Mes yeux s’écarquillent, et je ne le vois pas : il s’appelle l’Invisible.
Mon ouïe est en alerte, et je ne l’entends pas : il s’appelle l’Inaudible.
Mes mains se tendent et ne rencontrent rien : il s’appelle l’Impalpable. Trois aspects indéfinis qui font l’unité.
En haut il n’est pas lumineux, en bas il n’est pas obscur.
Son éternité défie même le temps.
Il n’a pas de nom.
Il vient d’un monde où rien de sensible n’existe.
Car la lumière appelle l’obscurité et l’obscurité existe par la lumière. Le Tao est une forme sans forme, une image sans image.
Il est l’Indéterminé.
Si l’on marche devant lui, on ne voit pas son principe.
Si l’on va derrière lui, il paraît sans fin.
En suivant l’antique voie, on maîtrise le présent.
Car le Tao est le fil qui guide l’homme à travers le temps.

QUINZE

Les grands sages de l’Antiquité étaient si éloignés des autres hommes
par l’étendue de leur connaissance et la profondeur de leur pensée qu’on
ne pouvait espérer les comprendre.
Peut-on les décrire ?
Ils étaient attentifs comme l’homme qui traverse l’eau tumultueuse et
glacée d’un torrent.
Prudents comme le voyageur averti d’un danger.
Réservés comme le visiteur qui reçoit l’hospitalité.
Insaisissables comme la glace qui font.
Simples comme le bois brut que l’on vient de débiter.
Ils étaient emplis d’espace infini comme la vallée.
Insondables comme une eau dormante.
Celui qui suit le Tao peut, sans trouble intérieur, attendre que l’eau
pure se décharge des limons.
Immobile et calme, il verra se présenter l’heure d’agir.
Il ne désire que l’infini du vide.
C’est pourquoi les hommes peuvent par moment le mépriser, le croyant
loin de la vérité, car ils ignorent sa sagesse.

SEIZE

Ayant atteint le vide parfait, je me laisse porter par l’aile puissante du silence.
Je contemple l’agitation des hommes.
Retourner à son origine… Retourner à son origine, c’est retrouver le repos.
Le repos, c’est le retour dans sa demeure véritable.
C’est renouer avec son destin.
Ce retour est la loi éternelle.
Connaître la loi éternelle, c’est être éclairé.
L’ignorer, c’est la confusion et, par là, c’est le malheur.
Celui qui connaît la loi possède le savoir.
Il se montre, alors, impartial.
Impartial, il agit royalement.
Royal, il atteint le divin.
Le divin atteint, il est uni au Tao et se trouve désormais au-delà de tout péril.
Rien ne peut le surprendre.
Rien ne peut l’émouvoir.
Rien ne peut le toucher.
Pas même la mort.

DIX-SEPT

Des grands souverains d’antan le peuple ne connaissait que le nom.
Ce furent des rois aimés et loués.
Puis en vinrent d’autres qu’il craignit.
Puis d’autres qu’il méprisa.
A celui qui n’a pas confiance le peuple ne peut faire confiance.
L’énergie du grand souverain ne se dissipe pas en paroles.
Elle suscite toute vocation et toute action.
Alors le peuple dit : C’est nous qui avons fait tout cela.
Il dit aussi : Nous sommes libres.

DIX-HUIT

Autrefois le Tao régnait.
L’homme suivait l’ordre de la nature.
Puis il advint une époque où le Tao fut oublié et ce fut alors l’ère de
la justice des hommes.
Puis ce fut l’époque de l’intelligence et de l’habileté.
Et les ambitions ne connurent plus de bornes.
La paix quitta les familles.
Mais c’est dans l’adversité que se révèlent les fils respectueux.
L’État sombra dans le désordre.
Mais c’est pendant l’anarchie que surgissent les serviteurs loyaux.
Ainsi le Tao est toujours près de l’homme pour le secourir.

DIX-NEUF

Renoncez au savoir, ne vous mêlez plus de morale.
Le peuple s’en trouvera cent fois mieux.
Abandonnez toute justice humaine et chassez ses lois.
Le peuple redécouvrira les vertus familiales.
Renoncez au luxe, bannissez le profit.
Il n’y aura plus de voleurs ni de bandits.
Renoncez à tout cela et croyez en l’inutilité de l’apparat.
Soyez simples, demeurez fidèles à vous-mêmes.
Rejetez de vos cours l’égoïsme et les désirs.
La voie s’ouvrira devant vous.

VINGT

Renoncez à l’étude et vous connaîtrez la paix.
Entre oui et non la frontière est bien mince.
Le bien et le mal sont entremêlés.
La peur qu’éprouve le commun des mortels ne doit pas effleurer votre cour.
Les hommes courent aux festins de la vie.
Ils cueillent les fleurs du printemps, du printemps qui annonce la vie.
Mais moi seul reste calme, étranger au tumulte, comme le nouveau-né qui
n’a pas encore souri.
Je suis seul.
Immobile.
Je parais démuni de tout, je parais ignorant, je parais abandonné, sans
but, sans logis.
La multitude s’affaire à accroître ses biens.
Moi seul ne possède rien.
L’homme de la foule a des idées sur tout.
Moi seul hésite.
L’homme de la foule est actif, efficace.
Seul, je reste immobile.
Je regarde sans voir.
Mes pensées, égarées, m’échappent pour danser, dans les nuages et le
vent, parmi les vagues de l’océan.
La multitude des hommes s’affaire, réalise, construit.
Je demeure absent, délaissé, inutile.
Et pourtant, mes haillons cachent la plus grande des richesses.
Seul, je diffère des autres.
Je suis l’enfant de la Mère universelle.
L’enfant du Tao.

VINGT ET UN

La grande Vertu vient du Tao.
Le Tao est vague, imperceptible, insaisissable !
Oh, qu’il est vague, imperceptible, insaisissable !
Et pourtant en son sein est la vérité.
Oh, qu’il est insaisissable, imperceptible !
Et pourtant en son sein est la forme des choses.
Il est si sombre, si ténébreux !
Et pourtant en lui est l’essence vraie de l’être.
Cette essence est la vérité rayonnante et la vérité cachée.
Depuis l’aube des âges son nom nous a été transmis et de lui naissent
tous les êtres.
Comment peut-on connaître les voies de la création ?
Par lui.
Par le Tao.

VINGT-DEUX

Ce qui est incomplet s’accomplira.
Ce qui est courbé deviendra droit.
Ce qui est vide sera rempli.
Ce qui est usé deviendra neuf.
N’avoir rien et se sentir comblé.
Être riche, et garder sa simplicité.
Ainsi est le sage.
Il embrasse l’Unité.
Il vit caché et pourtant tous le voient.
Il ne s’affirme pas et pourtant il s’impose.
Il ne se vante pas, et son mérite éclate.
Absent à lui-même, sa présence s’accroît.
Étant sans ambition, il ne heurte personne.
Il ne lutte point.
Ainsi nul ne peut l’égaler.
Ce qui est incomplet sera achevé.
Cette sentence ancienne est pleine de vérité car seul celui qui plie
reste intègre.
Reste humble et garde l’esprit ouvert : tu recevras le monde.

VINGT-TROIS

Préserve-toi par le silence.
L’ouragan ne hurle pas toute une matinée.
L’orage ne dure pas tout un jour.
Qui produit l’ouragan et la pluie ?
Ce sont le ciel et la terre.
Si ciel et terre ne produisent rien d’éternel, comment l’homme le pourrait-il ?
Celui qui suit la loi s’accorde au Tao.
Sa volonté et ses principes sont ceux du Tao.
Avec lui il agit et avec lui il s’abstient.
Le Sage épris d’absolu y trouve la plénitude.
En suivant la voie on trouve la voie.
En se conformant à la vertu on devient la vertu.
Mais si on pense au crime on recueille la honte du crime.
C’est pourquoi l’action comme l’inaction traduisent l’invisible harmonie
Ou la foi est totale, ou elle n’est pas.

VINGT-QUATRE

Qui marche sur la pointe des pieds perd l’équilibre et tombe à terre.
Qui avance à grand pas s’essouffle vite et est dépassé.
Celui qui se met en vue reste dans l’ombre et personne ne voit son mérite.
L’homme imbu de lui-même perd l’estime d’autrui.
Qui se glorifie n’est pas considéré.
Qui se gonfle d’orgueil ne peut pas progresser.
Qui vit ainsi est malade de l’âme.
Ces laideurs ne salissent pas celui qui suit la voie.

VINGT-CINQ

Une puissance indéfinissable et confuse existait depuis l’éternité.
Elle était avant la naissance du ciel et de la terre.
Perfection indéterminée.
Énergie éternelle.
Mouvement sans fin.
Mouvement immuable.
Force unique.
Omniprésente.
Impérissable.
Sans nom mais connue de tous.
Mère et principe créateur de l’univers.
Nul ne connaît son nom.
On l’appelle le Tao.
Il échappe à toute définition.
Invisible, il est immense.
Immobile, il se propage à l’infini.
En fuyant, il revient.
Ainsi, immense est le Tao.
Immenses le ciel et la terre.
Immense l’être.
Quatre immensités dans l’univers, dont l’être.
L’homme épouse le rythme de la terre, la terre s’accorde avec le ciel,
le ciel s’harmonise avec le Tao.
Le Tao est la loi, la voie de la nature.
Et la voie demeure, éternelle.

VINGT-SIX

Le lourd est la racine du léger.
L’immobilité est mère du mouvement.
C’est pourquoi le Sage se déplace avec un seul bagage : le Tao.
Partout où il va, il reste détaché et serein.
Spectateur des merveilles.
Spectateur de la vie.
Ainsi le Maître des milles choses doit préférer son peuple à lui-même.
Car agir avec légèreté, c’est perdre sa racine, s’agiter, c’est perdre
la maîtrise de soi.

VINGT-SEPT

Celui qui sait marcher ne laisse pas de traces.
Celui qui sait parler garde ses paroles.
Celui qui sait compter n’a pas de boulier.
Celui qui sait garder n’a que faire de verrous et de clefs.
Celui qui sait lier n’a pas besoin de liens et nul ne peut défaire les
nœuds qu’il a serrés.
Ainsi le Sage se dédie au secours des hommes.
Il n’en rejette aucun.
Il veille à préserver les êtres, sans en excepter aucun.
Il est dans la lumière.
Tout plein de soleil.
Le Sage est le maître de celui qui ne l’est pas et ce dernier est la
matière sur laquelle il agit.
Ainsi, ils ont besoin l’un de l’autre.
Voilà une vérité.
Une vérité subtile.
Car tout ce qui est essentiel pour l’homme, tout ce qui lui est
indispensable, reste une énigme.
C’est l’inconnu pour lequel on lutte et on travaille.
C’est l’inconnu qui nous donne la force de vivre, la force d’espérer, la
force de croire.
Car ce que l’homme veut savoir lui reste inconnu.
A jamais.

VINGT-HUIT

Celui qui est conscient de sa force mais garde la douceur de la femme,
est le creuset de l’univers.
Étant le creuset de l’univers, il fait un avec le Tao et redevient pur comme l’enfant.
Celui qui connaît l’étendue de son savoir et garde la simplicité dans
son cœur, est le modèle du monde.
Étant le modèle du monde, il rejoint le Tao et son espace infini.
Celui qui connaît la gloire mais garde son humilité possède la vertu du monde.
Étant la vertu du monde, il atteint la plénitude du Tao et revient à
l’unité originelle, cette unité d’où provient toute chose.
Le Sage participe alors à l’harmonie universelle.
Grain de lumière, il se répand dans l’univers et revient à la grande
lumière.
Et il retrouve l’infini.

(1)  Se rapporter  à la constitution et au fonctionnement du corps humain selon la MTC pour en saisir la portée

A suivre…

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