KARLFRIED GRAF DURCKHEIM: « LE MOT QUI VIENT DU SILENCE »

 Dürckheim Karlfried Graf

Karlfried Graf Dürckheim (1896 – 1988) docteur en philosophie et docteur en psychologie, rencontre le zen pendant son séjour au Japon (1937 à 1947). Il pratique la méditation sans objet appelée zazen et le tir à l’arc (kyudo) avec Kenran Umeji Roshi.

A son retour du Japon, Karlfried Graf Dürckheim écrit : « Face au zen deux attitudes sont possibles : on peut soit se convertir au bouddhisme, soit accueillir et réaliser ce qu’il renferme d’universellement humain. Seule m’importe la seconde attitude.»

Entre 1951 et 1988, dans le Centre de rencontre qu’il crée et anime en Forêt Noire, il propose une Voie de la Technique qui, tout en servant l’esprit du zen japonais sans la moindre concession, est dégagée des rites et des formes culturelles propres à l’Extrême-Orient.

Karlfried Graf Dürckheim a transmis de précieuses indications sur la notion de transcendance, sur ce qu’il appelle l’expérience mystique au-delà des religions, « le Tout Autre », et sur l’importance de l’amour et de l’érotisme dans la quête spirituelle.

Il sut, dans son enseignement, réconcilier l’Orient et l’0ccident.

« Il est très important de comprendre la relation entre Orient et Occident.  Ce qui peut ensuite nous permettre de comprendre les différences entre bouddhisme et christiannisme.

L’Orient s’intéresse à ce qui est opposé à toute distinction, c’est-à-dire à ce qui est un. Et de l’autre côté, l’Occident s’intéresse à la dualité, à la relation moi-toi.

En réalité, il s’agit d’une apparente contradiction en nous-mêmes. Ces deux positions sont les deux aspects d’une même chose. C’est ce que le taoïsme symbolise dans le yin et le yang.

Bien sûr, si j’expire je ne peux pas, en même temps, inspirer ! Et si j’inspire je ne peux pas, en même temps expirer ! Mais, homme vivant,  je vis de ces deux mouvements sans pouvoir exclure ni l’un ni l’autre.

La rencontre avec l’Orient pour un occidental ne deviendra fructueuse que dans la mesure où il comprend que ce qu’il rencontre, c’est son ombre. C’est à dire un pôle de lui-même dont il n’est pas encore conscient. Il ne faut pas exclure un côté pour être fidèle à l’autre. La vie est un dialogue entre ces deux pôles que je suis. »

(Le centre de l’Être – Karlfried Graf Durckheim – propos recueillis par Jacques Castermane)

 

 

LE MOT QUI VIENT DU SILENCE – Emission radiophonique de Karlfried Graf Durckheim & Claude Mettra -

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Partie 2

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