SAVOIR, VOULOIR, OSER, SE TAIRE

22 août 2010

Non classé

Par le Dr Fernand Rozier

LE TÉTRAGRAMME MAGIQUE      

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La clef absolue de la magie, qui ouvre toutes les serrures, est le Tétragramme : Savoir, Vouloir, Oser, Se taire.

Nous étudierons plus tard l’importance de ce Tétragramme dans les plans invisibles. Mais ici, signalons seulement son importance dans la vie de chaque jour, sur le plan physique :

Savoir : Il est évident que nous ne pouvons rien faire sans savoir. Celui qui veut exercer un métier doit savoir quelles sont ses aptitudes pour choisir d’abord, et ensuite doit savoir son métier.      

Vouloir : C’est le verbe le plus important, la clef des réalisations. Il faut faire attention de ne pas confondre la volonté avec le désir, qui souvent la précède ou la provoque, mais s’en distingue. Le désir est un état d’aspiration vers quelque chose, un état passif ; la volonté est au contraire une activité permanente. Il ne faut pas la confondre davantage avec cette passivité qui se laisse guider et entraîner par les circonstances et qui constitue au contraire un manque de volonté. La volonté, il est vrai, est sujette à de nombreuses maladies. Mais on n’a de volonté que si on sait aller jusqu’au bout de l’ouvrage entrepris, en surmontant tous les obstacles ou tout au moins ceux connus et prévus. Un obstacle imprévu peut obliger la volonté à reculer, si on ne peut le franchir que par un crime ou un moyen immoral. Savoir s’arrêter et reculer, ici, constitue encore un acte de volonté.

 La volonté se développe et se renforce par l’exercice. Pour l’avoir toujours à sa disposition, il faut prendre l’habitude de l’exercer toujours. Il faut en un mot ne jamais obéir qu’à soi-même ; être entièrement maître de soi.
Ici, nous rencontrons trois objections. Faut-il donc, pour être libre, ne faire que ce qui nous fait plaisir ? Faut-il désobéir à nos chefs ou nos maîtres ? Faut-il désobéir à Dieu ?
Ne faire que ce qui nous fait plaisir n’est pas de la volonté ; c’est de l’esclavage. Le désir est un état passif qui nous opprime et nous asservit. Si le désir est généreux, et que notre raison est d’accord avec lui, il nous faut vouloir ce que nous désirons et l’exécuter. Mais dans le cas contraire, au lieu de mettre la volonté en harmonie avec le désir, il faut la tourner contre ce désir pour le combattre.
Obéir à un chef ou à un patron n’est pas obéir à autrui ; c’est obéir à soi-même. Par le fait qu’on s’est engagé envers ce chef, on a promis d’exécuter certains actes ; ce dernier, en vous demandant de faire ces actes, vous rappelle à l’exécution de votre propre promesse.
Quant à Dieu, il ne nous commande jamais. Il nous laisse toujours libre de faire ce qu’il sollicite de nous ou de faire le contraire. Notre obéissance est donc un acte d’amour et de libre assentiment entièrement spontané.

Oser : Ne pas confondre oser avec vouloir. Il faut oser pour exécuter sa volonté, parce qu’on ne peut rien faire de sérieux sans danger et sans souffrance ; l’audace consiste précisément à affronter le danger ou la souffrance et à lutter contre ces obstacles pour réaliser sa volonté. Le lâche est celui qui n’ose pas.

Se taire : C’est le verbe de la discrétion. La première raison qui nous invite à la discrétion est une raison de prudence. Le bavardage et la vantardise sont dangereux pour la réalisation parce qu’ils éventent nos plans et nos moyens d’action, nous suscitent des jalousies, des concurrences, etc. Même après le succès, il est imprudent d’éventer ses moyens d’action.
Tous les jours, nous rencontrons des questionneurs indiscrets et des conseillers fâcheux qui s’efforcent de savoir nos projets et de nous diriger selon leurs idées personnelles. C’est un fléau auquel il faut résister énergiquement. Ce n’est pas une raison pour les dépister au moyen d’un mensonge : le remède serait pire que le mal. Mais il est indispensable de ne rien leur répondre ou de les arrêter d’un mot en leur faisant sentir leur indiscrétion.
Nous ne devons jamais donner de conseils à qui ne nous en demande pas. Nous avons le devoir de manifester nos convictions. Nous avons le devoir d’avertir autrui des dangers qu’il court lorsque nous le voyons. Mais nous n’avons pas le droit d’insister de manière à agir sur la liberté d’autrui. Une fois le conseil donné, nos raisons bien expliquées, nous ne devons plus rien dire et ne pas harceler autrui en lui disant : «Avez-vous suivi mon conseil ? »
La seconde raison, la raison majeure pour nous taire, c’est qu’il faut éviter tout gaspillage d’énergie. Et ici nous touchons déjà à l’étude du monde invisible.
Nous ne pouvons accomplir un travail quelconque qu’en dépensant une certaine quantité d’énergie ; c’est une loi physique bien connue. L’âme, qui est esprit, ne peut se manifester qu’au moyen d’un ensemble d’organes, visibles ou invisibles, et tous ces organes ont besoin d’énergie pour agir. Nous avons donc le devoir d’économiser notre énergie si nous voulons la trouver en réserve quand viendra le moment d’agir, car nos organes ne peuvent contenir qu’une réserve limitée d’énergie, et la provision est plus longue à refaire qu’à dépenser.
 Or, notre énergie peut être dépensée de bien des façons ; elle peut se dépenser en travail visible ou en travail invisible, et le bavardage est une grande source de dissipation de l’énergie. Celui qui d’avance raconte à tout venant ses plans, ses projets, ses espoirs, dépense une quantité énorme d’énergie au détriment de son travail. Après avoir réalisé son idée en paroles, il n’a plus la force nécessaire pour la réaliser en action. L’homme silencieux et discret conserve et accumule au contraire son énergie et peut agir avec une énergie considérable. C’est là d’ailleurs une vérité facile à observer et que beaucoup de personnes sentent d’instinct. Les paroles oiseuses, les bavardages, les histoires inutiles sont une dissipation d’énergie pour celui qui les profère et pour celui qui les écoute. C’est pourquoi l’Evangile nous dit que nous serons responsables même de nos paroles oiseuses.
La conversation peut inversement servir de soupape de sûreté pour éviter une trop grande tension d’énergie lorsque l’énergie n’est pas employée ailleurs ; car une accumulation d’énergie excessive est chose dangereuse. C’est pourquoi l’épreuve du silence absolu était une épreuve aussi pénible que dangereuse pour le récipiendaire qui y était soumis dans certaines initiations anciennes, et notamment l’initiation pythagoricienne. Dans la pratique journalière de la vie, il est nécessaire d’échanger de temps en temps des idées ; il faut seulement le faire avec discrétion et choisir ses idées pour éviter les vaines paroles.

source : Cours de Haute-Magie – L’exploration du monde invisible« , du Dr. Fernand Rozier

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