SPIRITUALITE

Posté le 19 juin 2010 par spiritus dans Non classé

            La plupart des hommes ignorent qu’ils sont les artisans de leur destin spirituel et ne se soucient nullement de ce destin.

Le développement de l’esprit dans l’individu est loin d’être un processus irrésistible. L’esprit  ne peut atteindre son développement optimum sans éducation ni effort de volonté. Par une aberration étrange, les êtres civilisés ne prennent aucun souci du progrès de leur âme.

Parmi les hommes dont l’intelligence continue à se développer, beaucoup sont incapables d’atteindre la maturité mentale alors qu’ils pourraient employer à leur avancement, les loisirs que leur a donnés la société moderne.

Au contraire, ils perdent leur temps à  se divertir. Ils sont victimes à la fois de leur conditionnement et des habitudes de la vie moderne. Dans l’atmosphère de mensonges et de niaiseries qui règne dans les médias, dans la veulerie de l’existence quotidienne, dans le mépris du beau et du sacré, l’essor de l’intelligence et du sentiment se trouve paralysé.

L’ascension  spirituelle des individus normalement développés n’en reste pas moins un mode d’être fondamental de la vie. La société moderne a séparé l’intelligence du sentiment. Si elle s’intéresse au savoir, à l’observation, à la compréhension, au souvenir, au jugement, à l’induction, à la déduction, à l’édification de constructions logiques, à l’imagination, à la découverte, elle  s’intéresse en revanche beaucoup moins, aux valeurs du courage, de l’audace, de la fidélité, de l’abnégation, de l’héroïsme et de l’amour.

« Voir sans aimer », ecrivit autrefois Maeterlinck « c’est regarder dans les ténèbres ». En développant exclusivement la raison, l’éducation moderne a stoppé le développement de l’esprit. La préparation à la plupart des examens forme la mémoire sans former l’intelligence. En outre, sa valeur spirituelle est nulle. Cependant l’intérêt de la communauté demande une profonde culture intellectuelle. Car nous avons besoin d’ingénieurs, de biologistes, d’économistes, d’historiens, de physiciens, de mathématiciens, de philosophes. Seuls les spécialistes de l’intelligence sont capables de faire avancer la connaissance. La spécialisation est un mal nécessaire qui se paie par un rétrécissement de l’esprit.

L’intellectualisme est dangereux car comme un brouillard, il nous sépare de la réalité de la vie. Sans Gretchen, le Dr Faust aurait toujours ignoré que le secret de la vie ne se trouve pas dans les livres mais dans la vie elle-même.

Quand l’esprit s’élève en nous sous l’effort de la volonté, comme la sève dans l’arbre sous l’effort du printemps, il prend à la fois l’aspect de l’intelligence, du jugement, de la maîtrise de soi-même, de la beauté morale. Il devient la lumière intellectuelle toute pleine d’amour dont parle Dante. Il est la sagesse, cette sagesse qui est refusée aux philosophes et aux savants qui considèrent comme irréelles les choses qui sont inexprimables par les mots.

C’est dans la foule anonyme des humbles que l’on rencontre souvent les vrais élus de l’esprit. La route qui mène au sommet de la montagne est aussi dure et aussi belle pour les uns que pour les autres. Nul n’y progresse qu’au prix du sacrifice. Sans sacrifice, il n’y a pas d’ascension spirituelle : sacrifice de sa fortune, de sa réputation, de sa vie par amour des siens, de sa patrie ou d’un grand idéal.

Ce sont ceux qui ont le culte de la beauté et de la vérité qui tendent de toutes leurs forces vers Dieu, qui donnent leur vie pour que la justice et l’amour règnent sur la Terre.

Ce n’est pas la raison, mais le sentiment qui mène l’homme au sommet de sa destinée. L’esprit s’élève par la souffrance et le désir plus que par l’intelligence; à un certain moment du voyage, il laisse derrière lui l’intelligence, dont le poids est trop lourd. Il se réduit à l’essence de l’âme, qui est amour. Seul, au milieu de cette nuit de la raison, il s’échappe du temps et de l’espace  et,  par un processus que les grands mystiques eux-mêmes n’ont jamais été capables de décrire, il s’unit au substratum ineffable de toutes choses.

L’évolution spirituelle ne s’achève que chez très peu de gens, car elle demande un effort persistant de la volonté,  le sens de l’héroïsme, la purification des sens et de l’intelligence, et d’autres conditions que nous connaissons mal; en particulier cette condition psychologique que l’Eglise appelle la Grâce. Mais tous peuvent s’engager sur le sentier qui, à travers les nuages conduit vers la lumière des cimes.

Mais il est également loisible à tous, de vivre pour la seule satisfaction de ses besoins physiologiques comme les singes. La plupart des êtres civilisés sont encore si près de l’animalité qu’ils recherchent exclusivement les valeurs matérielles, alors que seules les valeurs spirituelles peuvent leur apporter la lumière et la joie.

Chacun doit à un  moment donné de sa vie choisir entre le matériel et l’humain. C’est à dire refuser ou accepter d’obéir à loi de l’ascension  spirituelle.

 

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