SPIRITUALITE

Posté par spiritus le 19 juin 2010

            La plupart des hommes ignorent qu’ils sont les artisans de leur destin spirituel et ne se soucient nullement de ce destin.

Le développement de l’esprit dans l’individu est loin d’être un processus irrésistible. L’esprit  ne peut atteindre son développement optimum sans éducation ni effort de volonté. Par une aberration étrange, les êtres civilisés ne prennent aucun souci du progrès de leur âme.

Parmi les hommes dont l’intelligence continue à se développer, beaucoup sont incapables d’atteindre la maturité mentale alors qu’ils pourraient employer à leur avancement, les loisirs que leur a donnés la société moderne.

Au contraire, ils perdent leur temps à  se divertir. Ils sont victimes à la fois de leur conditionnement et des habitudes de la vie moderne. Dans l’atmosphère de mensonges et de niaiseries qui règne dans les médias, dans la veulerie de l’existence quotidienne, dans le mépris du beau et du sacré, l’essor de l’intelligence et du sentiment se trouve paralysé.

L’ascension  spirituelle des individus normalement développés n’en reste pas moins un mode d’être fondamental de la vie. La société moderne a séparé l’intelligence du sentiment. Si elle s’intéresse au savoir, à l’observation, à la compréhension, au souvenir, au jugement, à l’induction, à la déduction, à l’édification de constructions logiques, à l’imagination, à la découverte, elle  s’intéresse en revanche beaucoup moins, aux valeurs du courage, de l’audace, de la fidélité, de l’abnégation, de l’héroïsme et de l’amour.

« Voir sans aimer », ecrivit autrefois Maeterlinck « c’est regarder dans les ténèbres ». En développant exclusivement la raison, l’éducation moderne a stoppé le développement de l’esprit. La préparation à la plupart des examens forme la mémoire sans former l’intelligence. En outre, sa valeur spirituelle est nulle. Cependant l’intérêt de la communauté demande une profonde culture intellectuelle. Car nous avons besoin d’ingénieurs, de biologistes, d’économistes, d’historiens, de physiciens, de mathématiciens, de philosophes. Seuls les spécialistes de l’intelligence sont capables de faire avancer la connaissance. La spécialisation est un mal nécessaire qui se paie par un rétrécissement de l’esprit.

L’intellectualisme est dangereux car comme un brouillard, il nous sépare de la réalité de la vie. Sans Gretchen, le Dr Faust aurait toujours ignoré que le secret de la vie ne se trouve pas dans les livres mais dans la vie elle-même.

Quand l’esprit s’élève en nous sous l’effort de la volonté, comme la sève dans l’arbre sous l’effort du printemps, il prend à la fois l’aspect de l’intelligence, du jugement, de la maîtrise de soi-même, de la beauté morale. Il devient la lumière intellectuelle toute pleine d’amour dont parle Dante. Il est la sagesse, cette sagesse qui est refusée aux philosophes et aux savants qui considèrent comme irréelles les choses qui sont inexprimables par les mots.

C’est dans la foule anonyme des humbles que l’on rencontre souvent les vrais élus de l’esprit. La route qui mène au sommet de la montagne est aussi dure et aussi belle pour les uns que pour les autres. Nul n’y progresse qu’au prix du sacrifice. Sans sacrifice, il n’y a pas d’ascension spirituelle : sacrifice de sa fortune, de sa réputation, de sa vie par amour des siens, de sa patrie ou d’un grand idéal.

Ce sont ceux qui ont le culte de la beauté et de la vérité qui tendent de toutes leurs forces vers Dieu, qui donnent leur vie pour que la justice et l’amour règnent sur la Terre.

Ce n’est pas la raison, mais le sentiment qui mène l’homme au sommet de sa destinée. L’esprit s’élève par la souffrance et le désir plus que par l’intelligence; à un certain moment du voyage, il laisse derrière lui l’intelligence, dont le poids est trop lourd. Il se réduit à l’essence de l’âme, qui est amour. Seul, au milieu de cette nuit de la raison, il s’échappe du temps et de l’espace  et,  par un processus que les grands mystiques eux-mêmes n’ont jamais été capables de décrire, il s’unit au substratum ineffable de toutes choses.

L’évolution spirituelle ne s’achève que chez très peu de gens, car elle demande un effort persistant de la volonté,  le sens de l’héroïsme, la purification des sens et de l’intelligence, et d’autres conditions que nous connaissons mal; en particulier cette condition psychologique que l’Eglise appelle la Grâce. Mais tous peuvent s’engager sur le sentier qui, à travers les nuages conduit vers la lumière des cimes.

Mais il est également loisible à tous, de vivre pour la seule satisfaction de ses besoins physiologiques comme les singes. La plupart des êtres civilisés sont encore si près de l’animalité qu’ils recherchent exclusivement les valeurs matérielles, alors que seules les valeurs spirituelles peuvent leur apporter la lumière et la joie.

Chacun doit à un  moment donné de sa vie choisir entre le matériel et l’humain. C’est à dire refuser ou accepter d’obéir à loi de l’ascension  spirituelle.

 

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LES TROIS PORTES DE LA SAGESSE

Posté par spiritus le 6 juin 2010

Un Roi avait pour fils unique un jeune Prince courageux, habile et intelligent
Pour parfaire son apprentissage de la Vie, il l’envoya auprès d’un Vieux Sage

« Eclaire-moi sur le Sentier de la Vie », demanda le Prince

« Mes paroles s’évanouiront comme les traces de tes pas dans le sable, répondit le Sage
Cependant je veux bien te donner quelques indications
Sur ta route, tu trouveras 3 portes : Lis les préceptes indiqués sur chacune d’entre elles Un besoin irrésistible te poussera à les suivre. Ne cherche pas à t’en détourner, car tu serais condamné à revivre sans cesse ce que tu aurais fui. Je ne puis t’en dire plus Tu dois éprouver tout cela dans ton coeur et dans ta chair Va, maintenant Suis cette route, droit devant toi. »

Le Vieux Sage disparut et le Prince s’engagea sur le Chemin de la Vie.

Il se trouva bientôt face à une grande porte sur laquelle on pouvait lire
« CHANGE LE MONDE »

« C’était bien là mon intention, pensa le Prince, car si certaines choses me plaisent dans ce monde, d’autres ne me conviennent pas. » Et il entama son premier combat Son idéal, sa fougue et sa vigueur le poussèrent à se confronter au monde, à entreprendre, à conquérir, à modeler la réalité selon son désir  Il y trouva le plaisir et l’ivresse du conquérant, mais pas l’apaisement du coeur Il réussit à changer certaines choses mais beaucoup d’autres lui résistèrent . Bien des années passèrent .

Un jour il rencontra le Vieux Sage qui lui demande : « Qu’as-tu appris sur le chemin ? »
« J’ai appris, répondit le Prince, à discerner ce qui est en mon pouvoir et ce qui m’échappe, ce qui dépend de moi et ce qui n’en dépend pas » « C’est bien, dit le Vieil Homme Utilise tes forces pour agir sur ce qui est en ton pouvoir Oublie ce qui échappe à ton emprise. » Et il disparut

Peu après, le Prince se trouva face à une seconde porte On pouvait y lire
« CHANGE LES AUTRES »

« C’était bien là mon intention, pensa-t-il .Les autres sont source de plaisir, de joie et de satisfaction mais aussi de douleur, d’amertume et de frustration. » Et il s’insurgea contre tout ce qui pouvait le déranger ou lui déplaire chez ses semblables Il chercha à infléchir leur caractère et à extirper leurs défauts Ce fut là son deuxième combat
Bien des années passèrent

Un jour, alors qu’il méditait sur l’utilité de ses tentatives de changer les autres, il croisa
le Vieux Sage qui lui demanda : « Qu’as-tu appris sur le chemin ? »
« J’ai appris, répondit le Prince, que les autres ne sont pas la cause ou la source de mes joies et de mes peines, de mes satisfactions et de mes déboires Ils n’en sont que le révélateur ou l’occasion. C’est en moi que prennent racine toutes ces choses. »

« Tu as raison, dit le Sage Par ce qu’ils réveillent en toi, les autres te révèlent à toi-même
Soit reconnaissant envers ceux qui font vibrer en toi joie et plaisir
Mais sois-le aussi envers ceux qui font naître en toi souffrance ou frustration, car à travers eux la Vie t’enseigne ce qui te reste à apprendre et le chemin que tu dois encore parcourir. »
Et le Vieil Homme disparut

Peu après, le Prince arriva devant une porte où figuraient ces mots

« CHANGE-TOI TOI-MEME »

« Si je suis moi-même la cause de mes problèmes, c’est bien ce qui me reste à faire, » se dit-il Et il entama son 3ème combat. Il chercha à infléchir son caractère, à combattre ses imperfections, à supprimer ses défauts, à changer tout ce qui ne lui plaisait pas en lui, tout ce qui ne correspondait pas à son idéal .
Après bien des années de ce combat où il connut quelque succès mais aussi des échecs et des
résistances, le Prince rencontra le Sage qui lui demanda :

Qu’as-tu appris sur le chemin ? »

« J’ai appris, répondit le Prince, qu’il y a en nous des choses qu’on peut améliorer, d’autres qui nous résistent et qu’on n’arrive pas à briser. »

« C’est bien, » dit le Sage

« Oui, poursuivit le Prince, mais je commence à être las de ma battre contre tout, contre tous, contre moi-même Cela ne finira-t-il jamais ?
Quand trouverai-je le repos ? J’ai envie de cesser le combat, de renoncer, de tout abandonner, de lâcher prise. »
« C’est justement ton prochain apprentissage, dit le Vieux Sage
Mais avant d’aller plus loin, retourne-toi et contemple le chemin parcouru. » Et il disparut

Regardant en arrière, le Prince vit dans le lointain la 3ème porte et s’aperçut qu’elle
portait sur sa face arrière une inscription qui disait

« ACCEPTE-TOI TOI-MEME. »

Le Prince s’étonna de ne point avoir vu cette inscription lorsqu’il avait franchi la porte la première fois, dans l’autre sens
« Quand on combat on devient aveugle, se dit-il. » Il vit aussi, gisant sur le sol, éparpillé autour de lui, tout ce qu’il avait rejeté et combattu en lui : ses défauts, ses ombres, ses peurs, ses limites, tous ses vieux démons Il apprit alors à les reconnaître, à les accepter, à les aimer
Il apprit à s’aimer lui-même sans plus se comparer, se juger, se blâmer

Il rencontra le Vieux Sage qui lui demanda :

« Qu’as-tu appris sur le chemin ? »

« J’ai appris, répondit le Prince, que détester ou refuser une partie de moi, c’est me condamner
à ne jamais être en accord avec moi-même J’ai appris à m’accepter moi-même, totalement,
inconditionnellement. »

« C’est bien, dit le Vieil Homme, c’est la première Sagesse Maintenant tu peux repasser la 3ème porte. »

A peine arrivé de l’autre côté, le Prince aperçut au loin la face arrière de la seconde
porte et y lut

« ACCEPTE LES AUTRES »

Tout autour de lui il reconnut les personnes qu’il avait côtoyées dans sa vie ; celles qu’il
avait aimées comme celles qu’il avait détestées Celles qu’il avait soutenues et celles qu’il avait
combattues Mais à sa grande surprise, il était maintenant incapable de voir leurs imperfections, leurs défauts, ce qui autrefois l’avait tellement gêné et contre quoi il s’était battu

Il rencontra à nouveau le Vieux Sage « Qu’as-tu appris sur le chemin ? » demanda ce dernier
J’ai appris, répondit le Prince, qu’en étant en accord avec moi-même, je n’avais plus rien à
reprocher aux autres, plus rien à craindre d’eux .J’ai appris à accepter et à aimer les autres
totalement, inconditionnellement. »

« C’est bien, » dit le Vieux Sage C’est la seconde Sagesse
Tu peux franchir à nouveau la deuxième porte

Arrivé de l’autre côté, le Prince aperçut la face arrière de la première porte et y lut

« ACCEPTE LE MONDE »

Curieux, se dit-il, que je n’aie pas vu cette inscription la première fois Il regarda autour
de lui et reconnut ce monde qu’il avait cherché à conquérir, à transformer, à changer Il fut frappé par l’éclat et la beauté de toute chose Par leur perfection
C’était pourtant le même monde qu’autrefois. Etait-ce le monde qui avait changé
ou son regard ?

Il croisa le Vieux Sage qui lui demanda

« Qu’as-tu appris sur le chemin ? »

« J’ai appris, dit le Prince, que le monde est le miroir de mon âme. Que mon âme ne voit
pas le monde, elle se voit dans le monde Quand elle est enjouée, le monde lui semble gai.
Quand elle est accablée, le monde lui semble triste Le monde, lui, n’est ni triste ni gai.
Il est là ; il existe ; c’est tout Ce n’était pas le monde qui me troublait, mais l’idée que
je m’en faisais J’ai appris à accepter sans le juger, totalement, inconditionnellement. »

C’est la 3ème Sagesse, dit le Vieil Homme
Te voilà à présent en accord avec toi-même, avec les autres et avec le Monde. »

Un profond sentiment de paix, de sérénité, de plénitude envahit le Prince
Le Silence l’habita

« Tu es prêt, maintenant, à franchir le dernier Seuil, dit le Vieux Sage, celui du passage du silence de la plénitude à la Plénitude du Silence »

Et le Vieil Homme disparut

CHARLES BRULHART

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LE VRAI VISAGE DE LA LOI DIVINE

Posté par spiritus le 2 octobre 2016

Contrairement à ce que beaucoup pensent, la Loi n’est pas celle que l’on croit. Tel Janus bifront a deux visages, la Loi divine cache son vrai visage.

La Loi divine est divine et non pas humaine. Elle a ses Raisons que la raison ne saurait connaître. L’existence tenue par l’homme n’est qu’une conséquence de la volonté occulte de son créateur. De ce fait, la créature ne détermine pas librement les règles auxquelles elle est soumise. Ainsi, le Gouvernement de Dieu trône inexorablement sur l’Oeuvre, par nature, tellement parfait, légitime, infaillible et équitable que ses vertus signifient Dieu lui-même.

La Création s’est manifestée suivant une volonté divine exprimée. Il en est résulté une Loi de Création qui préside à l’incarnation et à la désincarnation, faisant de l’homme une créature assujettie, conditionnelle, relative et limitée. Par conséquent, une perfection progressive nous est impartie s’inscrivant dans un Ordre Supérieur duquel on ne peut se soustraire sous peine de se détruire. Il s’en suit donc que la Vraie Justice n’est pas horizontale mais verticale.

Or, paradoxe du paradoxe, l’expression de cette Loi est plutôt singulière, particulièrement bizarre, voire extravagante, car la vie se nourrit de la mort et le négatif par justification triomphe d’abord. De ce fait, la vie des hommes est toujours grave, cruelle, tragique, pathétique mais sublime.

Pourtant, la vie est belle, mais le destin s’en écarte. La vie nous le rappelant tellement tous les jours, il semblerait tout autant, à l’écume des vies ordinaires, que la souffrance est bien au rendez-vous de la Providence.

Pour grandir, l’homme est saisi par les ressorts secrets de la Providence, où les épreuves se succèdent comme un feu salvateur, comme le creuset incontournable et nécessaire pour faire oeuvre de rédemption et de rachat. Parce que le cours des évènements subit les conséquences de nos actes, l’homme est crucifié par son propre destin dont il demeure l’auteur souverain. Parce que nos actes nous suivent, la liberté accordée reste une capacité limitée par la Loi, une liberté qui reste encore à conquérir. Par cause intrinsèque, l’homme tient de Dieu le fait d’être, et par cause intrinsèque, il est pleinement responsable de ce qu’il est.

Ainsi, la vie se charge de nous purifier et de nous faire mûrir par son cortège d’épreuves. L’axe de conscience est une machinerie incontournable avec ses jeux, ses contorsions, ses ondulations, sa danse du voile où l’épreuve est le moteur métaphysique du processus d’évolution. Le destin apparaît alors comme un outil autorégulateur de nos fautes où les épreuves de la vie, exprimées par des oppositions, sont en fait des situations qui menacent l’existence parce qu’elles nous confrontent au problème du choix et donc de la liberté. En réalité, le déterminisme est au service de la Loi revêtu du destin pour produire un désencombrement du fond par différents ajustements. C’est dans sa fonction obsessionnelle un jeu de rôle d’essence dramatique où drame et déterminisme ont la même saveur, celle du sang et des larmes. L’homme qui évolue paie ici de sa personne, la souffrance est son expiation, un régime exigé et incontournable afin qu’il enfante sa conscience et s’élève par la croix qu représente l’expérience. C’est donc dans sa chair, par les forges appliquées, qu’il gravit l’échelle du salut.

Révélant son vrai visage, la Loi n’est pas qu’angélique, la Loi est double comme Janus. Partout anges et démons exercent leur duel et leur empire pour nous ciseler crescendo jusqu’à la réintégration dans l’Unité Créatrice. En fait le déterminisme est en proie aux démons, son action est d’importuner sans relâche, d’accaparer notre conscience pour mieux nous perdre, travaillant inlassablement les créatures sur l’enclume des épreuves dans leur part de fatum quotidien, et cela, jusqu’à l’allégeance finale.

Parce que la genèse est une retombée créatrice que Dieu abandonne au hasard de la liberté, la Matière est le fruit d’une inversion créatrice. De ce fait, l’homme devait connaître l’état lucifuge des ténèbres pour retrouver la lumière et s’affranchir de son ancrage.

La Loi n’est donc pas le résultat d’une morale du moment, différente ici et là, ni béatement le fruit d’une petite religion confortable et rassurante. A l’image de la Loi de Création dont tout procède, la Loi demeure un principe essentiel, unique et constant, s’imposant comme archétype du vivant, AOR AGNI, dans la Lumière de l’Agneau.

La Proposition est un beau jeu, noble et dangereux, où le destin est de se révéler individuellement au moyen de l’incarnation, de maîtriser la dualité en tout parce que des Noces surgissent la lumière et la conscience, en fait, de se rédempter soi-même.

Parce qu’il y avait enjeu sous la forme, les périls rencontrés justifient le principe de sélection par la loi de dualité qui conduit les uns à la victoire, à une personnification entre Dieu et Enfer, les autres, à la dissolution. Le destin de l’homme n’est pas une souffrance absurde, c’est un combat.

Au nom de la Loi tout est permis pour celui qui nous fait danser. Son vouloir n’est pas une mièvrerie mais bien une terrible croix, qu’il faut assumer et qui contraint pour nous faire participer à l’Extase.

« Le scandale de la croix est la clef du mystère de la souffrance

dont le défi est inséparable de l’histoire de l’homme » (Jean-Paul II)

Korrigan

A SUIVRE..

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PAROLES D’ISLAM

Posté par spiritus le 26 mars 2016

L’insondable faiblesse de l’homme laisse place aux désirs commandés par sa propre nature, l’inévitable solution est donc le combat moral aux passions.

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Prie pour le bien de celui qui a été injuste envers toi, car celui-ci t’a préparé du bien pour ta vie future: si tu pouvais voir ce qu’il en est réellement, tu te rendrais compte que l’injuste t’a fait vraiment du bien pour la vie future. Alors, la récompense du bienfait ne doit être que le bienfait (cf. Coran 55, 60) (prie donc pour le bien de celui qui t’a réservé un bien); du reste, le bienfait dans la vie future est permanent. Ne perds pas de vue cet aspect des choses, et ne sois pas trompé par le fait des dommages qui te résultent ici-bas par l’injustice dont tu es l’objet: il faut considérer cet inconvénient comme le médicament désagréable que doit absorber le malade parce que celui-ci sait quelle utilité il en tirera finalement. L’injuste joue un rôle équivalent: prie donc pour qu’il ait tout bien !

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Il est prairie pour les gazelles, couvent pour les moines,
Temple pour les idoles, Mecque pour les pèlerins,
Tablettes de la Torah et livre du Coran.
Je suis la religion de l’amour, partout où se dirigent ses montures,
L’amour est ma religion et ma foi.

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Tandis que l’ascète se plaît à renoncer au monde, et que celui qui se confie à Dieu repose entièrement sur son Seigneur, et tandis que le désirant recherche les chants spirituels et l’enthousiasme annihilant, et que l’adorateur est tout à sa dévotion et à son effort, enfin tandis que le sage connaisseur exerce sa force d’esprit et se concentre sur le but,- ceux qui sont investis de l’Autorité et possèdent la Science restent cachés dans l’invisible et ne les connaît ni « connaisseur », ni « désirant », ni « adorateur », comme ne les perçoit ni « confié à Dieu », ni « ascète »! L’ascète renonce au monde pour en obtenir le prix, le confiant se remet à son Seigneur pour atteindre son dessein, le désirant recherche l’enthousiasme pour abolir le chagrin, l’adorateur fait du zèle dans l’espoir d’accéder à la « proximité », le connaisseur sage vise par sa force d’esprit l’ »arrivée », mais la Vérité ne se dévoile qu’à celui qui efface sa propre trace et perd jusqu’à son nom!

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L’homme supérieur est celui qui se fuit soi-même pour obtenir la compagnie de son Seigneur.

La solitude procure la « connaissance du Monde ».

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Celui dont la langue se tait, même si son cœur ne se tait pas, allège son fardeau; celui dont la langue et le cœur se taisent tous les deux, purifie son « centre secret » (sirr) et son Seigneur s’y révèle; celui dont le cœur se tait, mais dont la bouche parle, prononce les paroles de la Sagesse; mais celui dont ni la langue ni le cœur ne se taisent est objet de Satan et soumis à sa domination. [...]

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Le silence de la langue est un des traits ordinaires de tous les hommes spirituels et de tous les maîtres de la voie.

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Le silence produit la « connaissance d’Allah ».

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La Réalité Divine Essentielle est trop élevée pour être contemplée par l’ »oeil » qui doit contempler, tant que subsiste une trace de la condition de créature dans l’ »oeil » du contemplant. Mais lorsque « s’éteint ce qui n’a pas été » – et qui est périssant – « et reste ce qui n’a jamais cessé d’être » – ce qui est (par nature) permanent- alors se lève le Soleil de la preuve décisive pour la Vision par soi.

Ibn’Arabi

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Celui qui sait qu’il ne possède ni l’être ni l’agir, celui-là se retrouve dans cet état originel d’agrément et d’amour divin.

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Dieu m’a ravi à mon « moi » [illusoire] et m’a rapproché de mon « moi » [réel] et la disparition de la terre a entraîné celle du ciel. Le tout et la partie se sont confondus. La verticale et l’horizontale se sont anéanties. [...]. Le voyage a atteint son terme et ce qui est autre que Lui a cessé d’exister. Toute attribution, tout aspect, toute relation étant abolis, l’état originel est rétabli.

Abd El Kader

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Il n’appartient pas à l’intellect de connaître Dieu

Abu Bakr al Sabbak

 

 

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PERFECTIBILITE

Posté par spiritus le 22 mars 2016

Les autres font des fautes,

Observez les vôtres.

 

 

Certaines personnes ont l’habitude de blâmer les autres. Peut-être avons-nous tous cette faiblesse. La liste des boucs émissaires de nos malheurs est ingénieuse et infinie. Les parents, la collectivité, les professeurs, le gouvernement et même les démons et les dieux, tous sont invoqués quand nous avons des problèmes.

Si les difficultés viennent vraiment de l’extérieur, blâmer n’est pas une solution; l’attitude adéquate est évidente : neutralisez ces influences.

Si le problème vient de vous-même, la solution ne peut venir que de vous. Avant d’accuser les amis, les connaissances ou les professeurs pour leurs mauvaises habitudes et leur étroitesse d’esprit, ayez présent à l’esprit que personne n’est à blâmer sinon vous-même.

C’est une erreur similaire que de perdre l’estime de soi simplement parce que vous avez quelques défauts. Voir vos faiblesses et entreprendre une démarche pour les éliminer est une attitude sans passion. Vous n’êtes pas indigne parce que vous essayez de vous élever au-dessus de vos imperfections. Cette épithète n’est applicable qu’à ceux qui n’entreprennent jamais de se corriger.

Nous avons tous un bon fond, un moi particulier à l’intérieur. Cette pureté est parfaite et sacrée; en conséquence, aucun de nous n’est pire qu’un autre.

Nous sommes tous sur cette planète simplement pour retourner à ce moi inaltérable. Lorsque nous rejoignons cet esprit, il n’y a pas de défaut ni de blâme.

 

DENG MING DAO

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RELIGION OU SPIRITUALITE ?

Posté par spiritus le 9 décembre 2015

L’essence du Tao ne peut être enseignée.

Elle est latente et ne peut être connue par l’étude

 

Pourquoi les religions déclinent-elles et s’éteignent-elles ? Parce qu’elles sont des oeuvres humaines. La religion et la spiritualité ne sont pas synonymes. La religion est une création des peuples et des cultures. La spiritualité est la relation directe avec le Tao. Les religions dégénèrent en conventions, rituels et corruption. Elles sont imparfaites. Lorsque leurs créateurs disparaissent, mêmes les mots les plus sacrés perdent graduellement de leur pouvoir.

En substance, nos problèmes spirituels ne diffèrent pas de nos ancêtres et les vérités d’aujourd’hui essayent encore de se charger de la même spiritualité qu’auparavant. Pourquoi ? Parce que finalement toutes les vérités se réfèrent au Tao, et le Tao  a toujours existé de façon latente, intacte et éternelle.

Nous pouvons commencer nos investigations dans le domaine du religieux, mais une fois que nous avons écarté les distorsions et les aspects encombrants de notre conscience, nous entrons dans le royaume du Tao. Lorsque cela arrive, il est nul besoin de religions.

S’il vous arrive de vivre une expérience spirituelle authentique, ce serait folie que d’essayer de devenir ensuite un leader religieux. Nous ne ferions que répéter les mêmes erreurs que d’autres chercheurs sincères. Il est préférable d’être simplement un adepte anonyme du Tao. Ainsi nous évitons les contradictions d’une action dans la société.

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LA CHEVALERIE TRADITIONNELLE

Posté par spiritus le 30 novembre 2015

Le mystère du Graal, convoité par tant d’êtres humains depuis 800 ans est-il hors de portée de celui dont la quête est désintéressée et qui veut secourir les plus faibles dans ce monde d’indifférence ?

Le Graal est le symbole de la communion spirituelle de tous les chrétiens, mais c’est aussi l’expérience de l’Amour infini qui nourrit les âmes de sa lumière.

« Il y eut un combat dans le Ciel,

Michaël et Ses anges combattaient contre le Dragon

qui fut précipité du Ciel sur la Terre » (Apocalypse 12)

La Chevalerie Traditionnelle

L’habit ne fait pas le chevalier, ni le baudrier, ni l’épée, ni la cape ou la bague. La chevalerie traditionnelle n’est pas une récompense ou une décoration, c’est une attitude, un feu intérieur qui s’allume au souffle de l’Esprit (spiritus).

La chevalerie est une initiation qui se transmet d’homme à homme selon le même rite archaïque : la main droite du consécrateur frappe la tête ou le col du consacré, directement ou par l’intermédiaire d’une épée pour lui transmettre l’influence spirituelle dont l’origine se situe au-dessus de l’humain. La parole « je te fais chevalier » s’ajoute au geste pour faire naître le candidat à ce nouvel état intérieur. Un nom nouveau ou blason individuel sera le signe de sa nouvelle existence, mais ce que les symboles suggèrent, c’est que c’est par son travail personnel que le chevalier réalisera ce nouvel état intérieur.

Contrairement à ce que disent les profanes, l’idéal chevaleresque n’est pas une utopie. Le fort doit se mettre au service du faible, telle est la loi universelle qui assure l’équilibre du monde !

Le chevalier  »chevronné » sait par expérience qu’il n’est pas seul pour accomplir les oeuvres de justice car l’aide d’en haut ne  lui fait pas défaut.

Le chevalier errant qui semble aller au hasard est conduit par la Providence vers les grandes aventures spirituelles, tel Galaad, le chevalier parfait de la quête du Graal.

Le chevalier n’a pas d’autre Maître que « Dieu premier servi » selon la devise de Jeanne d’Arc. Il est libre et ne doit pas prêter serment d’obéissance à des hommes quels qu’ils soient.

L’Ordre de la Chevalerie, c’est la chevalerie universelle qui se transmet de chevalier à chevalier pour traverser les siècles. « L’Ordre » dans ce sens, ne doit pas être confondu avec « les ordres » qui réunissent des chevaliers ayant un but commun ou une mission particulière.

Les ordres de chevalerie naissent et disparaissent au gré de l’histoire, mais l’Ordre de Chevalerie demeure, car il unit par un lien invisible tous les chevaliers dans le même idéal.

Les autorités humaines peuvent créer des ordres de chevalerie honorifiques ou détourner les chevaliers de leur idéal spirituel en les faisant combattre à des fins temporelles. Cependant,  rien n’empêche la chevalerie traditionnelle de se perpétuer par la transmission de chevalier à chevalier.

Le chevalier qui erre un an (err an) revient de sa quête le jour de la Pentecôte. Il retrouve ses compagnons autour de la table ronde, Per-ce-val (celui qui vaut par soi) le fol et Baudémagus le sage, parmis tant d’autres chevaliers réels et légendaires.

Chercheur d’idéal, homme de désir au grand coeur, il repart en quête de la lumière spirituelle, réconforté par l’aide de ces chevaliers éternels.

HISTOIRE ET LEGENDE

La chute des anges

Il était une fois dans le ciel des multitudes d’anges proches du trône de Dieu. La divinité se reflétait dans leur pensée conforme à la volonté divine et leur donnait un bonheur absolu.

C’est alors que le plus beau des archanges, LUCIFER, le « porte-lumière » se contempla et de sa propre volonté, séduisit les anges, amenant ainsi la division dans le ciel.

MICHAEL, armé de l’épée de feu, précipita les anges révoltés dans les abîmes de la nuit, où LUCIFER tomba avec ses légions par l’élan de son orgueil, telle un comète épuisant sa splendeur première dans un déluge d’étincelles éblouissant les créatures d’en bas.

Pour éviter un nouveau schisme dans le ciel, MICHAEL appela les anges à venir se prosterner au pied du trône de l’Eternel et les multitudes se plièrent à cette cérémonie universelle qui prit le nom d’allégeance. Par cet acte, toute créature spirituelle est allégée et s’approche de Dieu car

« quiconque s’élèvera sera abaissé et quiconque s’abaissera sera élevé »

Ainsi les anges accomplissent la volonté divine, se nourrissant de lumière et d’amour, et toute la slendeur de Dieu brille en eux. Leur choeur harmonieux s’élève dans la joie et dans la sérénité :

« A la gloire du Père céleste de tous les êtres de l’univers… »

Alors règnent le bonheur et la sagesse dans tous les siècles des siècles.

La chevalerie célestielle

Les hommes séduits par les mauvais anges s’enfoncèrent dans le mal et les justes vivants dans la crainte de Dieu étaient rares.

Avant le déluge, seul Noë est sauvé par l’intervention du Très-Haut. Lot est le seul juste de la ville de Sodome et l’ange de l’Eternel le fait sortir de la ville avant de la consumer.

Abraham, originaire de UR (qui veut dire lumière) combat les pillards et rencontre Melchisédech ( qui signifie Roi de justice). Ce prêtre du « Très-Haut » partage avec lui le pain et le vin et le bénit solennellement (Génèse 14-18).

Les justes prient et réclament l’aide du ciel depuis toujours pour empêcher l’enfer de s’étendre sur la terre. Ils sont peu nombreux mais le Seigneur du ciel les entend et leur envoie ses anges.

Michaël, chef de la milice céleste, inspire les justes  contre les forces des ténèbres. Jusqu’a la fin des temps, Michaël et ses anges combattent le dragon qui veut dévorer l’enfant des hommes. Il est l’éternel défenseur des justes et c’est par lui que la chevalerie se manifeste en tout temps et en tout lieu sur la terre comme au ciel.

« Je vis le ciel ouvert et parut un cheval blanc. Celui qui le monte s’appelle Fidèle et Véridique…son nom se dit « le verbe de Dieu ». Les armées célestes le suivaient sur des chevaux blancs, vétue d’un lin fin d’une blancheur éclatante…il porte inscrit ce nom : Roi des rois et Seigneur des seigneurs » (Apocalypse 19)

Après les chevaux maléfiques de la peste et des guerres, les chevaux blancs de la lumière inspire la résurgence mystérieuse en tous les temps de la chevalerie spirituelle, milice prédestinée du ciel pour combattre sur la terre.

Le Cheval

Le cheval apporte la richesse de son symbolisme et ses remarquables qualités  à l’élaboration de l’idée d’une chevalerie spirituelle sur la terre.

[Etre maître  de sa monture, c'est être maître de soi-même.] 

Depuis plus de trois mille ans, les peuples de l’Asie ont domestiqué le cheval et l’ont introduit au Proche Orient chez les hittites entre autres.

Chez les Celstes, EPONA, déesse des chevaux, encourage les grands voyages héroïques qui mèneront les Gaulois jusqu’à Rome. Les Perses, selon Hérodote, n’apprennent que trois choses à leurs enfants : « Monter à cheval, tirer à l’arc et dire la vérité. »

Le cheval est la plus noble conquête de l’homme. Sa force, sa rapidité et les liens qui unissent le cavalier à sa monture en font l’auxiliaire idéal pour le combat loyal soumis aux règles de l’honneur.

Cadeau de Neptune sorti de la terre ou des eaux, le cheval court à la vitesse du vent, tel un éclair de feu. L’homme qui réussit à se tenir sur son dos est le vainqueur de sa propre faiblesse et son regard domine les sinuosités de la plaine. Le cheval est le symbole du dépassement de soi-même, contre les forces rampantes du mal.

Le chevalier favorisé par cette élévation verticale au-dessus de la foule qui agrandit son horizon, trace une croix sur son vêtement pour partir à la croisade, en quête de la lumière de l’Orient.

La chevalerie antique

Il y a déjà 25 siècles que la légende de la chevalerie est devenue histoire par la fondation de l’empire perse.

En ce temps-là, les Assyriens dominaient en Orient par le pillage, les massacres et la terreur. Des peuples entiers étaient déportés ou réduits en esclavage, et la force sanguinaire avait force de loi.

Le sage Zoroastre (Zarathoustra) s’agenouilla devant l’Eternel et le pria de susciter un bon souverain qui fasse régner la justice. Le créateur entendit la prière de Zoroastre qui fut enlevé au ciel par un ange et instruit par l’Esprit Saint de tous les mystères de la terre et du ciel. Il vit le Sauveur (Saoshyant) qui doit juger tous les êtres à la fin des temps dans la justice divine.

Revenu sur terre, Zoroastre enseigna la religion de la lumière spirituelle dont il ne reste aujourd’hui que le livre « Avesta », mais qui devint la religion des rois perses conquérants.

Le premier d’entre eux est le roi Cyrus dont l’histoire commence la veille d’une grande bataille. Agenouillé avec humilité, les bras croisés sur sa poitrine pour prier Dieu et s’abandonner à la volonté divine, Cyrus vit soudain l’ange protecteur de la chevalerie du ciel et de la terre, Michaël armé de l’épée flamboyante qui lui touche l’épaule en disant :

« A la gloire de Dieu notre créateur, sois son serviteur fidèle, juste et généreux. »

Quand Cyrus se relève, empli de force, l’épopée de l’empire perse commence, et le premier roi chevalier connu brise l’orgueil des Assyriens destructeurs, pour émerveiller tous les peuples de la terre.

Vainqueur des Mèdes, de Crésus roi de Lydie et de Babylone, la grande ville emplie de richesses, Cyrus offre la paix à tous les peuples. Il autorise chacun d’eux à vivre selon ses lois et croyances, et lorsqu’il libère les juifs captifs de Babylone, il les aide à reconstruire le temple de Jérusalem et leur restitue tous les objets en or de leur culte.

Roi des rois, Cyrus étend son empire de l’Egypte jusqu’aux Indes et son autorité bienveillante fait l’admiration des ses anciens ennemis.

Modèle parfait de tous les rois, Cyrus est le champion de la justice et des forces de lumière qui luttent contre le mensonge et la tyrannie en protégeant les humbles.

Les prêtres de toutes les religions chantent ses louanges et le prophête témoigne de sa consécration divine par ces paroles :  » Yahvé parle à son Oint Cyrus » (Isaïe 45-1)

La chevalerie féodale

Avec les croisades, la chevalerie de l’occident prend un nouvel essor par ses contacts avec la civilisation orientale. Les trouvères et les conteurs répandent toutes sortes de légendes qui embellissent l’histoire. Celle des neuf preux glorifie Hector de Troie, César de Rome, Alexandre de Macédoine ainsi que les héros de la Bible : Josué, David et Judas Macchabée, ou les chrétiens Arthur de Bretagne, Charlemagne et Godefroy de Bouillon. D’autres chevaliers deviennent légendaires : Otton le grand, Guillaume le conquérant, Frédéric Barberousse, Richard coeur de lion, Saint-Louis, et plus tardivement, Boucicaut et Bertrand du Guesclin.

La chanson de Roland ou le « le Lancelot » en prose sont les premiers romans d’aventures au succès durable.

C’est ainsi que les guerriers barbares s’appliquent à devenir de purs chevaliers, et que Saint Bernard écrit la règle d’un nouvel ordre de chevalerie qui brillera pendant deux siècles.

L’idéal de l’Ordre du temple réalise par sa pureté la quête du Graal qui semblait trop élevé pour les hommes, même dans le roman anonyme du 12ème siècle, car seul Galaad le chevalier prédestiné parvenait au but.

Les chevaliers du Temple vont voeu de pauvreté, se dévouent entièrement à leur idéal, et se battent sans crainte de la mort pour la gloire de Dieu. Ils protègent les religieux, les pèlerins et tous les faibles et contribuent par la richesse de l’ordre à la construction des cathédrales et de nombreuses commanderies dont les granges nourrissent les pauvres par temps de famine. Leur autorité spirituelle en font les arbitres de la paix et maintient l’unité de la chrétienté en Occident.

Sur la terre de France ou le bon roi Saint Louis rendait justice à son peuple, le jour le plus néfaste fut le 13 octobre 1307 quand son petit fils Philippe IV le bel donna l’ordre d’arreter les chevaliers du temple après s’être opposé à l’autorité de la papauté qu’il transféra à Avignon. Ayant fait choisir un pape français, il put ainsi faire torturer et brûler les chevaliers après un procès de mauvaise foi.

 

Ferdinand Bondu

« Baudémagus »

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LA LUMIÈRE ASTRALE (FORCE UNIVERSELLE)

Posté par spiritus le 30 novembre 2015

Par PAPUS (Dr Gérard Encausse)

Est-il possible qu’une même force : la vie, soit transformée en forces d’ordres si différents et cela par la forme différente des organes ?

A cette question l’Égyptien se renferme dans le laboratoire du temple et voit un faisceau de lumière blanche venir se briser contre un prisme et se transformer en couleurs variées.

Les couleurs dépendent de l’épaisseur du verre traversé. Cet essai suffit. – Il comprend.

La vie toujours la même qui circule dans l’homme peut être comparée à la lumière blanche, chacun des organes à un morceau différent du prisme. Le courant  de lumière blanche passe et chacun des organes agit en lui : Ici, c’est un organe où la matière est grossière, il représente la base du prisme, les couleurs inférieures vont apparaître ou plutôt les sécrétions les plus grossières.

Là, c’est un organe où la matière est à son maximum de perfection, il représente le sommet du prisme, les couleurs supérieures se forment, l’intelligence va naître.

Telles sont les bases de la Médecine occulte . Mais ce courant vital, d’où vient-il encore ?

De l’air où le globule sanguin va le chercher pour le charrier à travers l’organisme.

Mais l’Unité magnifique des productions d’Osiris-Isis apparaît encore plus éclatante.

Un même courant circule à travers la Planète et chacun des Individus qui est sur elle y prend sa vie. Voir pour développement la Médecine nouvelle, de Louis Lucas.

L’homme aspire et transforme la Vie terrestre en Vie humaine, comme dans lui le cerveau transformera cette Vie humaine en Vie cérébrale, le foie en Vie hépatique, etc.

L’Animal transforme la Vie terrestre en la sienne propre, selon son espèce.

Le Végétal puise aussi à pleines feuilles sa vie spéciale dans celle de la mère commune la Terre.

Le Minéral et tous les êtres transforment en force personnelle cette force terrestre.

Toujours l’analogie mathématiquement exacte, avec la lumière blanche et le prisme dont chaque être représente un morceau. 

Mais la Terre ne prend-elle pas sa vie et par suite celle de tout ce qu’elle porte dans ce courant lumineux et vital dans lequel elle plonge ?

Le Soleil déverse à pleins flots sa Vie solaire sur les planètes de son système et chacune d’elles transforme la Vie solaire en sa vie propre. La Terre en fait la Vie terrestre ; Saturne, la Vie saturnienne, triste et froide ; Jupiter, sa vie propre, et ainsi pour chacune des autres planètes et de leurs satellites.

Mais le Soleil lui-même ne tire-t-il pas sa Vie solaire, cette lumière-chaleur-électricité qu’il déverse, de l’Univers dont il fait partie ?

Alors, le prêtre égyptien, saisissant dans son auguste ensemble la Synthèse de la vie, se prosterne et adore.

Il adore la Vie qui est en lui, cette Vie que la Terre lui a donnée, cette vie que le Soleil a donné à notre Monde, que celui-ci a tirée de l’Univers et que l’Univers a tirée du centre mystérieux et ineffable où l’Être des Êtres, l’Univers des Univers, l’UNITÉ VIE, OSIRIS-ISIS, réside dans son éternelle union.

Il se prosterne et il adore DIEU en lui, DIEU dans le monde, DIEU dans l’Univers, DIEU en DIEU.

La vie que nous avons trouvée partout saurait-elle échapper aux lois communes

 

         Actif

Passif

Neutre

Positif

Négatif

Equilibre

+

-

 

Le phénomène, quel qu’il soit, révèle toujours et partout son origine trinitaire. Les séries pour aussi grandes qu’elles apparaissent se rangent toutes suivant la mystérieuse loi : 

Cet homme qui commande en maître dans la famille où il représente le positif va se courber devant la loi de la tribu, et, par là, devenir négatif.

La Terre qui attire à elle, qui réunit dans son absorbante unité, tous les êtres et les objets situés à sa surface, agissant ainsi comme active, obéit passivement à l’attraction du Soleil, son supérieur.

Nous voyons par là apparaître l’absorption des séries inférieures par les séries supérieures et de celles-ci, considérées comme séries inférieures, par une série supérieure, etc., à l’infini .

La chaleur apparaît positive dans le Chaud, négative dans le Froid, équilibrée dans le Tempéré.

La Lumière apparaît positive dans la Clarté, négative dans l’Ombre, équilibrée dans la Pénombre.

L’électricité se montre positive dans le Positif, négative dans le Négatif, équilibrée dans le Neutre.

Mais la Chaleur, la Lumière et l’Electricité ne représentent-elles pas trois phases d’une chose plus élevée ?

Cette chose dont la Chaleur représente le Positif, la Lumière l’Équilibre, l’Électricité le Négatif, c’est la Force de notre Monde. Louis Lucas, 3ème loi du Mouvement. Dans la nature, l’électricité n’est qu’un détail comme dans le spectre solaire le rouge n’est qu’une nuance. Electricité, Chaleur, Lumière sont trois phases générales,du mouvement dont les nuances intermédiaires sont infinies (Louis Lucas).

Remontons expérimentalement à travers les phénomènes ; après la physique traversons la chimie, voyons dans une expérience connue. L’oxygène se  rendra au pôle du Mouvement, l’hydrogène au pôle de la Résistance et l’azote tantôt à l’un, tantôt à l’autre de ces deux pôles, suivant le rôle qu’il joue dans les combinaisons. Voyons qu’il en est de même absolument des autres corps métalloïdes et métalliques ; retrouvons partout le mouvement acidifiant, le repos alcalinisant et l’équilibre entre les deux, représenté par l’azote et ses nuances.  Quand de progression en progression, d’Univers en Univers nous aurons remonté à la plus haute abstraction, nous verrons une force unique s’opposant à elle-même pour créer, dans son activité, le Mouvement, dans sa passivité la Matière  et dans son équilibre tout ce qui est compris entre la divisibilité et l’unité, les échelons infinis par lesquels la force remonte depuis l’état solide  jusqu’aux formes les plus élevées de l’intelligence, du génie, et enfin jusqu’à son origine Dieu, dont l’activité s’appelle le Père ou Osiris, la passivité le Fils ou Isis, et l’équilibre, cause de Tout, image de la TRI-UNITÉ qu’il constitue, se nomme Saint-Esprit  ou Horus.

Nous tenons maintenant un des plus grands  secrets du Sanctuaire, la clef de tous les miracles passés, présents et futurs, la connaissance de cet agent toujours le même et toujours diversement désigné, le Telesma d’Hermès, le Serpent de Moïse et des Indous, l’Àzoth des alchimistes, la Lumière astrale des Martinistes et d’Eliphas Lévi, enfin le Magnétisme de Mesmer et le Mouvement de Louis Lucas, qui a découvert les trois lois qui le dirigent et en a montré l’application aux sciences positives contemporaines.

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LES IMMORTELS TAOISTES CHINOIS

Posté par spiritus le 3 avril 2015

LES IMMORTELS TAOISTES dao
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LE TAOISME

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A côté du taoïsme philosophique associé aux livres de Laozi et de Zhuangzi, dont l’essentiel remonte au VIe siècle avant JC, s’est développée en Chine une religion, qui apparaît au IIe siècle après J.C sous l’appellation de « Voie des Maîtres célestes ». En concurrence avec le bouddhisme dès le IIIe siècle, cette religion honore le dieu suprême Lao-tseu (Vieux Maître) converti en Laojun (Vieux seigneur). Du Vieux Maître, l’histoire n’a retenu que des légendes qui en faisaient tantôt le maître de Confucius lui-même, tantôt un spécialiste de pratiques conduisant à l’immortalité.

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Ces légendes étaient alimentées aussi par le fait que le Lao-tseu (ou Daodejing) comporte des passages sur le caractère mystérieux et transcendant du Dao. D’anciens commentaires s’y appuyaient pour en faire un manuel ésotérique des pratiques de conduite de souffle (qi) et de méditation des « adeptes du Dao ». La Voie des Maîtres célestes en fit un texte phare, destiné à être récité par les adeptes et à leur être expliqué, dans son acceptation ésotérique, par les chefs du mouvement.

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Fondé vers le milieu du IIe siècle après JC, cette Voie s’organisa en théocratie dans le nord du Sichuan. A partir du IIIe siècle, l’église du Dao s’intègre à l’État, ce qui favorise sa diffusion dans les élites. Le taoïsme se développera aussi sur le plan monacal. Il a peu d’adeptes en Chine aujourd’hui, mais une nébuleuses de pratiques « taoïstes » essaime à travers le monde. Parmi celles-ci, le tajiquan (tai-chi-chuan), les arts martiaux et sexuels ainsi que le qi gong (le travail du souffle).

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LES IMMORTELS
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Les immortels chinois (xian) ne sont pas des dieux. Ce sont des humains qui ont trouvés la voie de l’immortalité et qui n’exercent pas de fonction particulière et qui apparaissent sur terre au gré de leur caprice.
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C’est le taoïsme qui a vraiment développé cette notion d’immortalité, la capacité de prolonger la vie par delà la mort sous la forme de pur esprit. De nombreux rites et exercices physiques, intellectuels, sexuels et spirituels devaient y conduire. On y parvenait pleinement par l’union avec le Tao.
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Les immortels sont donc des êtres humains qui ont su se fondre avec le Dao, incarnant l’idéal taoïste le plus haut. Dès la fin des Royaumes combattants apparaissent des descriptions romanesques du paradis des immortels que l’on rejoint en fermant les yeux. Il faut cependant attendre Ke Hong (283-343 après JC) et son texte « Maître qui embrasse la simplicité », au IVème siècle pour que se constitue une typologie.
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Selon lui, l’existence des immortels n’est douteuse qu’à l’homme empêtré dans la perception étroite de ses sens et qui ignore les prodigieuses métamorphoses de la nature. Cette figure prend vraiment consistance à une époque où la Chine est politiquement désunie : face à l’éthique sociale, discrète et limitée du sage confucéen, émerge un nouveau projet fondé sur le retrait de la vie publique, la reconnaissance de l’échec des arts de gouverner au profit d’une construction de soi où l’expérience et l’essai tiennent lieu de vie.
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Ke Hong distingue ainsi trois types d’immortels : les « célestes » agents de la Suprême Souveraineté ; les « terrestres » qui circulent librement entre les mondes et n’ont cure de servir ; les immortels enfin « qui se sont délivrés de leur cadavre » et dont on ne retrouve, en fossoyant leur tombe, que sandales et canne.
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Tous sont morts et se sont transformés. Les hagiographies relatent à l’envi leurs métamorphoses ou leur disparition, signes tangibles qu’ils ont rejoint la source vive du réel. Qui sont-ils? Ils n’ont pas de statut social défini, peuvent être marchands ou paysans. On les trouve partout : dans le mobilier, sur les miroirs, dans la religion populaire comme dans l’élite lettrée. Si les huit Immortels forment à partir du XIVème siècle un groupe homogène d’hommes et de femmes (certains ont réellement existé), ce sont le plus souvent, conformément à l’étymologie, « des hommes des montagnes » qui explorent les ciels qui s’ouvrent dans les grottes, herborisent, réduisent pierres en poudres et transmettent des arts, des diagrammes ou des signes qui à leur tour immortalisent.
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Leurs pouvoirs sont nombreux : ils sont endurants, rapides, restent jeunes, contrôlent hommes et bêtes, sont guérisseurs, exorcistes, devins. Certains ont le don d’ubiquité, peuvent devenir invisible ou même voler. Mais ce sont surtout des maîtres en métamorphoses. Il donnent à lire enfin dans leur rencontre l’instabilité foncière des choses et personnalisent la transformation de soi et celle corrélative du monde. Il est rare qu’on naisse immortel. On le devient plus sûrement. A cette fin, tout est bon : l’alchimie, la cueillette des simples, les techniques respiratoires, la méditation des tables et des talismans…On peut aussi randonner au gré des occasions ou donner libre congé au savoir et privilégier l’inconscience que procurent alcools et drogues. Tout concours dans cette quête à une dispersion de soi au profit d’une union avec le Tao.
Les demeures des Immortels peuvent être situées dans des îles mythiques ou sur le sommet d’une montagne. Au nombre de ces lieux figurent le mont Kunlun, résidence de la Reine Mère de l’Occident (la Reine des Immortels), et l’île Penglai, qui, avec Fabgzhang et Yingzhou, deux autres îles mythiques, est située dans les eaux orientales.
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LES 8 IMMORTELS
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les+huits+immortels
Les personnages légendaires les plus célèbres du taoïsme sont les 8 immortels (ba-xian). Conformément à la quête taoïste, ils ont percé les secrets de la nature et atteint la vie éternelle. Ces immortels affectionnaient les endroits montagneux et isolés. Chacun d’eux représente une condition différente : le militaire, le vieux, le riche, le haut fonctionnaire…
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Les 8 immortels sont les protagonistes de nombreuses légendes. La plus populaire raconte comment ils réussirent à traverser le vaste océan pour rejoindre le paradis de la Reine Mère de l’Occident et prendre part au banquet des pêches de l’immortalité, chacun d’eux se servant de ses pouvoirs. Sur le chemin de retour, les 8 immortels durent affronter en un combat dont ils sortirent victorieux le Roi Dragon et ses armées marines.Caractérisés par un comportement bizarre, non conventionnel, ce sont les protagonistes d’évènements extraordinaires. Si certains d’entre eux étaient déjà connus auparavant, le groupe des 8 immortels apparut dans la Chine du Nord au XIIème-XIIIème siècle.
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Les huit immortels sont :
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 - Zhong-li Quan, général de la dynastie Han ; grassouillet, il possède un éventail lui servant à ranimer les morts.
 - Zhang Guo-Lao, maître taoïste, souvent représenté sur un âne blanc, avec un yugu (instrument de musique à percussion) ; il est le patron des peintres et calligraphes.
  – Lü Dong-bin, alchimiste taoïste, representé avec une épée comme un redresseur de torts.
  – Cao Guo-Jiu, oncle d’un empereur Song, représenté en habits de cour et tenant à la main une plaquette de jade, insigne de sa noblesse, ou une paire de castagnettes ; il est le protecteur des acteurs.
 -  Li Tie-guai, boiteux souvent ivre représenté avec une canne et une calebasse contenant de l’alcool.
 -  Han Xiang-zi, neveu du lettré Han Yu, représenté avec une flûte, patron des musiciens.
 -  Lan Cai-he, mendiant excentrique représenté vêtu d’une robe bleue, chaussé d’une seule chaussure et portant un panier de fleurs
-  He Xian-gu, représentée tenant une fleur de lotus à la main.
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A partir de l’époque Yuan et jusqu’à nos jours, les 8 Immortels sont représentés sur une vaste gamme d’objets décoratifs ou d’usage quotidien (tentures, porcelaines, peintures). Ces objets témoignent de leur popularité. Pendant les époques Ming et Qing, des salles leur furent consacrées dans les plus grands monastères, et des temples furent édifiés en leur honneur dans tout l’Empire.
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source : http://dieux-chinois.blogspot.fr

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DE L’ALCHIMIE A LA LANGUE DES OISEAUX

Posté par spiritus le 3 juillet 2014

Emission du 24 mars 2006 – RIM 95.2 – Entretien avec Richard KHAITZINE

 

Richard Khaitzine (1947 / 2013) est un scénariste, écrivain, conférencier, historien et journaliste.

Spécialisé en littérature internationale, en philosophie et religion, il est l’auteur de plus de vingt ouvrages de référence, parmi lesquels: « Marie-Madeleine et Jésus – ce que le code Da Vinci ne vous a pas dit », « La langue des oiseaux – quand ésotérisme et littérature se rencontrent », « Les faiseurs d’or de Rennes-le-Château – énigme sacrée ou sacrée énigme ? », « Le ginseng ou la quête de l’immortalité », « Paris secrets et mystères – guide par arrondissements et rues ».

Son livre, La Langue des Oiseaux, est le résultat de trente ans de travail. Il est étudié au Japon, ainsi qu’à l’école pluridisciplinaire des sciences, à Lisbonne.

Parallèlement à l’écriture de ses ouvrages de vulgarisation, il collabore à diverses revues, et intervient quelques fois dans des émissions télévisuelles et radiophoniques françaises.

 

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TRAITE DU CIEL TERRESTRE

Posté par spiritus le 4 février 2012

Vinceslas Lavinius de Moravie (1612)

TRAITE DU CIEL TERRESTRE dans HERMETISME, SCIENCES OCCULTES fiole

Il y a un seul Esprit corporel, que la Nature a premièrement créé, qui est commun et caché, et qui est le Beaume précieux de la vie, qui conserve ce qui est pur et bon et détruit ce qui impur et mauvais. Cet Esprit est la fin et le commencement toute Créature, triple en substance ; car il est fait de Sel, Soufre et de Mercure, ou d’Eau pure. qui d’en haut coagule, unit, assemble et arrose tous les bas lieux, par un suc onctueux et humide.

Il est propre et disposé à recevoir quelque forme et figure que ce soit ; il n’y a que l’Art qui, par l’aide et par l’entremise de la Nature, le rende visible à nos yeux. Il cèle et cache dans son ventre une force et une vertu infinie : car c’est une chose’ qui est pleine et remplie des propriétés du Ciel et de la Terre. Elle est Hermaphrodite, et elle donne l’accroissement à toutes choses, se mêlant indifféremment avec elles, parce qu’elle tient renfermée en soi toutes les semences du Globe aéthéré Car elle est pleine d’un feu subtil et puissant. et. en descendant du Ciel, elle influe et imprime sa force sur les Corps de la terre, et son ventre qui est poreux est tout plein d’ardeur, et il est le père de toutes choses. Alors ce ventre se remplit d’un autre Feu vaporeux, et sans cesse il reçoit son aliment de l’humeur radicale qui, dans ce vaste corps, se revêt du corps de l’Eau minérale, ce qu’il fait par la concoction de son Feu chaud.

Cette Eau, qui peut être coagulée, et qui engendre toutes. choses, devient une terre pure, qui, par une forte union, tient vertu des plus hauts Cieux renfermée en soi ; et parce que cette même terre elfe est unie et conjointe avec le Ciel, c’est pour cela que je lui donne ce beau nom, le Ciel terrestre.

De même qu’au commencement la première Nature se servit de la séparation, pour orner et arranger la masse qui estoit en désordre et en confusion ainsi l’art qui aime la perfection , doit imiter la Nature. La Nature ôte l’excrément substantiel ; ou par un limon terrestre , qu’elle convertit en eau ou par adustion L’Art se sert de lotion etde digestion ; soit par l’eau, soit par le feu et sépare l’ordure et l’impureté en purifiant et nettoyant l’Ame de tout vice. Celui donc qui sait la manière de se servir de l’Eau, et du Feu; il sait le véritable chemin qui le conduit aux plus hauts secrets de la Nature.

L’Eau, ce grand corps ,cette première créature de Dieu fut remplie d’Esprit dés le commencement ayant toutes sortes de formes ensemence, et en vivifiant par le mouvement, elle anime tout , et elle produit toutes choses dans la lumière du Ciel et de la Terre.

L’Eau est la nourrice de tout ce qui vit dans ces deux lieux. Dans la Terre, c’est une vapeur. Dans les Cieux c’est proprement un feu, triple en sa substance, et première matière : Parce que de trois, et en trois, tous les corps procèdent, et s’éloignent de la Nature. Elle contient un baume, qui a pour son père le Soleil et la Lune. Par l’air elle germe dans les lieux bas , et elle cherche les lieux hauts et élevés. La Terre la nourrit dans son ventre chaud, et elle set la cause de toute la perfection.

Le grand Dieu qui donne la vie à tout, a établi deux remèdes pour les Esprits et pour les Corps, c’est à dire deux choses qui les purifient et les nettoient de leurs impuretés, et c’est la cause pourquoi la corruption dispose et tend à une nouvelle vie. Les Métaux ont ces deux choses en eux : et ces deux choses sont cause de la réparation ;et elles participent de la terre et du ciel, afin qu’elles unissent et lient ensemble les deux autres extrémités . c’est pourquoi ces deux choses sont descendues du Ciel en terre et ensuite elles retournent au Ciel, afin qu’elles fassent paroitre leur puissance dans la terre. De même que le Soleil dissipe les nuages et illumine la terre : ainsi cet Esprit étant préparé de cette sorte, et séparé de ses nuages, il illumine tout ce qui est obscur. Dans cet esprit il faut considérer deux formes dans son suc, et dans son venin . Son suc est double qui conserve tous les corps, par un Sel amer. Son venin qui est pareillement double, les consumes et les détruits.

Ce sont la les facultés qui sont renfermées dans la limbe et dans le Cahos, qui a les mêmes effets, lors que l’on tire de la terre. Mais lorsqu’il est préparé, par la séparation du bon d’avec le mauvais, il fait paroitre sa force et sa puissance, sur les parfaits et sur les imparfaits.

J’habite dans les montagnes et dans la plaine ; je suis Père avant que d’être fils : j’ai engendré ma mère, et ma mère, ou mon père, m’a porté dans sa matrice, en m’engendrant sans avoir besoin de nourrice.

                                                                         hermaphrodite-202x300 dans HERMETISME, SCIENCES OCCULTES

Je suis Hermaphrodite, et j’ai les deux natures ; je suis victorieux sur tous les forts ; et je suis vaincu par le plus faible et petit; il ne se trouve rien sous le Ciel de si beau, ni qui ait une figure si parfaite.

Il naît de moi un Oiseau admirable, qui de ses os, qui sont mes os, se fait un petit nid, où, volant sans ailes, il se revivifie en mourant, et l’Art surpassant les lois de la Nature, il est à la fin changé en un Roi, qui surpasse infiniment en vertu les six autres.

Voilà le vrai Miracle du Ciel terrestre, par l’Art du Sage.

Emprunté au site de Adam Mc Lean : Alchemy Web Site

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RESUME DU FA-KIU KING

Posté par spiritus le 31 janvier 2012

Par Léon Wieger

 

« Rien de ce qui est, ne reste tel qu’il est. La prospérité et la décadence alter­nent.Tout homme qui est né, devra mourir.

La cessation de cette impermanence serait le bonheur.

Il en est des hommes comme des vases que forme un potier ; tous serviront durant un temps, et finiront par être brisés.

Comme l’eau courante qui s’en va et ne revient pas, ainsi s’écoule la vie hu­maine, flux qui passe et ne retourne jamais. Chaque jour, chaque nuit, emporte une certaine quantité de vie.

Dans l’incertitude générale, quatre choses seulement sont assurées ; à savoir que…

1- l’état actuel ne durera pas…

2- à la richesse succédera la pauvreté…

3- à l’union succédera la discorde…

4- la vie sera terminée par la mort.

La mort ne s’évite pas.

Ne fuyez, ni dans les airs, ni dans les mers, ni dans les montagnes. Envisagez-la avec calme. C’est par la considération de l’impermanence, que le moine triomphe des armées de Māra (le tentateur) et se tire de la roue des renaissances.

La foule ignare des mortels ne pouvant arriver en masse au salut, le Sage s’i­sole et suit sa voie, heureux comme l’éléphant échappé d’un troupeau, qui a re­couvré la liberté.

L’aspirant doit se protéger par l’observance, et s’avancer en augmentant sa science. Avec la science, la foi grandit et s’enracine. Ainsi parvient-on au nirvāna, l’état qui ne change plus.

Recevoir l’instruction, c’est comme si, étant aveugle, on recevait des yeux. C’est le plus grand de tous les bonheurs. Plus on écoute humblement, plus on grandit en science. La science donne la foi.

La foi traverse les ténèbres de ce monde, comme un navire franchit l’océan. Laissant en arrière les maux et les soucis, elle aborde à l’autre rive. Foi ferme, humble acquiescement, durable persévérance, voilà la voie du salut.

Celui qui veut vraiment mener une vie réglée, doit garder ses sens de toute dissipation, manger et boire modérément, ne dormir que le temps nécessaire, surveiller et gouverner ses pensées. Qu’il ne perde pas de vue le Buddha, sa Loi et son Ordre. Qu’il n’oublie jamais, que tout ce qui l’entoure, est vide et vain. Qu’il remplisse ses devoirs et soit charitable.

Il ne faut pas tuer un être qui a vie. Il ne faut blesser ni même heurter personne. Sauver une vie est plus méritoire que tous les sacrifices (brahmaniques) aux dieux. Il faut être patient et poli, évitant ainsi les conflits et les haines.

C’est la pensée qui fait l’homme ; qui le fait bon ou mauvais, selon qu’elle est bonne ou mauvaise. L’esprit dirige, l’esprit oriente. Un esprit bon produit des actes bons et de bonnes paroles. Un esprit mauvais produit tout le contraire.

Rien de plus pernicieux que l’erreur. Rien de plus important, que de discerner le vrai du faux. Rien de plus nécessaire, que de réprimer ses propres imaginations, et de repousser les insinuations d’autrui.

Qui fait le bien, est heureux maintenant, et sera heureux dans la suite. Qui fait le mal, est malheureux maintenant, et sera malheureux dans l’avenir. Mal agir, empoisonne la vie présente, et pèsera sur les vies futures.

Les préceptes et les règles paraissent être peu de chose. Mais ce peu de chose, en détruisant le reliquat de la dette morale, procure le plus considérable de tous les biens. Quiconque s’est converti sincèrement, deviendra, par l’observance, de plus en plus ferme. Il fera du bien, à soi-même et à autrui.

Le corps sera détruit tôt ou tard, et l’esprit devra émigrer ailleurs. Alors pourquoi tenir à son corps ? pourquoi le considérer comme une demeure stable ?.. Il faut vous détacher de tout, y compris de vous-même ; personne, même votre père et votre mère, ne pourra faire cela pour vous. Il faut vous garder des séductions de ce monde, comme la tortue qui ramasse ses quatre pattes, sa tête et sa queue, sous sa carapace, pour les mettre à couvert. Seul l’Illuminé, le Détaché, qui consi­dère la terre comme un tas de sable et l’univers comme un mirage, triomphe dans la lutte contre Māra (le tentateur). Semblable au lotus qui s’épanouit glorieux dans l’étang près de la route, charmant les yeux et embaumant l’air ; ainsi, en dehors de la voie où se pressent ceux qui vont d’existence en existence, le Sage s’épanouit dans la dignité et la paix des vrais disciples du Buddha.

Le salut n’est pas dans la multiplicité des textes récités ou des offrandes faites. Réciter mille strophes qu’on ne comprend pas, n’est rien. Réciter une seule senten­ce que l’on goûte, c’est beaucoup. S’assimiler une vérité puis agir en conséquence, voilà ce qui achemine vers le salut. Et pour ce qui est des offrandes, le mérite n’est pas dans leur valeur intrinsèque ; il est proportionné au cœur avec lequel elles sont faites.

Avoir la tête rasée, quêter sa nourriture, garder le silence, sauver la vie des petites bêtes, ces choses-là ne suffisent pas pour faire un moine. Ce qui fait essen­tiellement le moine, c’est l’extinction de toute passion, la suppression de toute pensée frivole, le soin quotidien de solder le reste de sa dette ancienne et de n’en plus contracter aucune nouvelle ; être indifférent à tout, et bienveillant pour tous. Voilà ce qui fait le moine. Quelque simple et fruste que soit un homme, s’il est ainsi soumis à la Loi, c’est un véritable disciple du Buddha.

Que d’hommes passent leur vie à se préoccuper de leur famille, de leur argent, de leurs affaires ; et la mort les emporte, comme un torrent emporte des pailles, en un instant. A l’heure de la mort, que pourront pour vous vos-parents, même les plus proches ? Ils seront aussi impuissants à prolonger votre vie, qu’un aveugle est incapable d’écarbouiller une lampe qui s’éteint. Donc, si vous êtes sages, appliquez-vous à l’observance, la seule voie de la paix, du contentement, de la stabilité.

Sans doute, vivre dans la contrainte morale et l’abstinence physique, est dur ; mais la vie en apparence libre et aisée des mondains, est en réalité beaucoup plus dure. Sans doute, vivre en communauté, dans une égalité et fraternité parfaite, humble et soumis, est dur ; mais gouverner une maison et gérer une fortune dans le monde, est bien plus dur. Sans doute, mendier sa nourriture est dur ; mais les maux qui découlent de l’intempérance, et que le moine mendiant évite, sont bien plus durs. Avec le temps, ou s’habitue à tout, même aux austérités, et on finit par ne plus vouloir vivre moins durement. A qui a la foi, le devoir ne pèse pas, car il sait qu’il s’enrichit moralement chaque jour. Quel bonheur, que de pouvoir être seul dans sa cellule, de n’avoir à partager sa couche avec personne, de pouvoir suivre en toute liberté son idéal de perfection !

O désirs ! j’ai découvert votre origine. Vous naissez des pensées choyées par l’esprit. Désormais, pour vous faire mourir, je ne penserai plus. Que de temps, jour et nuit, j’ai été votre esclave, votre victime. Me voici délivré. Plus de désirs, donc plus de distractions, plus d’appréhensions, plus de craintes… Si le ciel faisait tomber sur lui les richesses et les honneurs comme la pluie, l’homme qui n’est pas maître de ses convoitises, n’en aurait jamais assez. Seul celui qui supprime ses dé­sirs, sait être satisfait et content.

Ô moine, pourquoi as-tu quitté ta famille, pourquoi portes-tu la robe de l’Ordre, si, dans le secret de ton cœur, tu choies encore des désirs mondains, peut-être des convoitises impures ? Recueille-toi et considère la suite des morts et des renaissan­ces qui t’attendent. C’est le flux continu de tes vaines pensées et de tes vains désirs, qui t’emporte ainsi de vie en vie, toujours inquiet, toujours souffrant. Arrête ce torrent, franchis l’abîme une fois pour toutes, passe au nirvāna en cessant de désirer. Alors je dirai de toi que tu es un vrai moine, car tu auras visé et atteint le but. »

3ème siècle après JC

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